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Articles avec #la litterature de jeunesse en eure-et-loir catégorie

2016-04-16T08:47:22+02:00

"Les sabots d'Etiennette" un bel album jeunesse sur l'Ecole d'autrefois...

Publié par jocelyne marque
"Les sabots d'Etiennette" un bel album jeunesse sur l'Ecole d'autrefois...

Pour les amoureux, les nostalgiques de l’École d'autrefois, un très bel album jeunesse

sabots,encre violette, pupitres, craies et feu de bois

l'histoire de Jeannot, le fils d'un instituteur, à la fin du XIXe siècle

Les sabots d’Étiennette

auteur Catherine Kembellec

Illustrations Rachel Sunman

Éditions A Mots Contés

Pour plus de détails et commandes :

- sur le blog de Catherine kembellec

- ou celui de l'éditeur AMC

ISBN 978-2-9553334-1-9

En vente dans toutes les librairies sur commande !

"Les sabots d'Etiennette" un bel album jeunesse sur l'Ecole d'autrefois...
"Les sabots d'Etiennette" un bel album jeunesse sur l'Ecole d'autrefois...
"Les sabots d'Etiennette" un bel album jeunesse sur l'Ecole d'autrefois...
"Les sabots d'Etiennette" un bel album jeunesse sur l'Ecole d'autrefois...
"Les sabots d'Etiennette" un bel album jeunesse sur l'Ecole d'autrefois...
"Les sabots d'Etiennette" un bel album jeunesse sur l'Ecole d'autrefois...
"Les sabots d'Etiennette" un bel album jeunesse sur l'Ecole d'autrefois...

Pour aller plus loin sur le thème de L’école d'autrefois :

une visite au Musée École d'Unverre (Eure et Loir)

à découvrir sur mon blog :

Pirouettes contes

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2010-04-16T00:00:00+02:00

Concours de contes en Eure et Loir

Publié par joce

ecole-phpto.JPGLe moulin de la Garenne à Ymonville

 

Oyez ! Oyez !

Le Drôle d'Escargot organise un concours de contes...

A vos plumes ! A vos souris !

Ce concours est ouvert à tous

braves gens d'Eure et Loir ou d'ailleurs...

Le réglement est ici :

Concours de contes du Drôle d'Escargot

(Date limite des envois : 20 mai 2010)

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Des conteurs en Eure et Loir :

- Jean-Jacques Silvestre

- Maurice Cayzac (le Quadriconteur)

- Festival du Légendaire

 

Livre de contes et légendes d'Eure et Loir :

(cliquez sur l'image pour plus de renseignements)

2-couv.jpg

 

Deux légendes de la Beauce et du Perche :

 

Le Violoneux de Saint-Brice

Félix Chapiseau

 

Dans la cave d'une maison du Pavé de Saint-Brice, faubourg de Chartres, se tenait l'un des plus beaux veillons du pays chartrain (cette histoire se serait passé, suivant la chronique chartraine, dans la nuit du samedi 6 janvier 1725).

Chaque soir, l'immense cave réunissait joyeuse et nombreuse compagnie ; mais, ce soir-là, au contingent habituel de l'assemblée vinrent se joindre huit jeunes gens et huit jeunes filles. Ce samedi se trouvant être le jour de la Fête des Rois, on décida de tirer la fève. Les jeunes filles payèrent le gâteau, et les garçons, le vin du cru. Le diapason de la joie s'élevant avec les refrains et les fumées du vin, on dansa des rondes. Enfin, on émit cette idée qu'il serait plus amusant de danser au son du violon. Il fallait se procurer un ménétrier. L'heure était avancée, c'était là chose assez difficile ; les jeunes gens partirent vers Chartres, disant que, " fût-ce le diable, ils sauraient bien trouver un ménétrier pour les faire danser ".

Après bien des péripéties, ayant vainement essaye d'entrer en ville par la porte Saint-Michel, ils rencontrèrent, chemin faisant, un inconnu qui leur dit être violoneux de son métier. La bande joyeuse l'engagea à la suivre, ce qu'il fit avec un air de satisfaction. Parmi les jeunes filles, trois étaient en deuil : l'une de sa mère, les deux autres de leur tante. La première ne dansa point, ses cousines eurent d'abord quelques scrupules à se livrer à cette partie de réjouissances, mais elles finirent par se laisser entraîner dans le tourbillon. Rentrés au veillon, les jeunes gens offrirent à l'inconnu une part du gâteau en lui disant que c'était la " part à Dieu ". À ce mot, l'étranger eut un tressaillement visible ; il refusa de manger et dit qu'il aimait mieux boire.

La danse commença alors et seule, nous l'avons dit, la jeune fille en deuil ne dansa point. Elle regardait attentivement le musicien qui entraînait les danseurs comme dans un violent tourbillon. Sa figure étrange, sa musique infernale lui faisaient peur. Chaque fois qu'il frappait du Pied pour battre la mesure, il hochait la tête et ce mouvement soulevait légèrement son chapeau. La jeune fille crut alors apercevoir deux petites cornes au sommet de son front. Sans mot dire, elle sortit de la cave et courut au couvent des Capucins, situé dans le voisinage. Réveillant le père portier, elle lui raconta les détails de la soirée et ce qu'elle venait d'apercevoir. Le père gardien des capucins fut appelé, après avoir interrogé la jeune fille, il se munit d'un rituel et, accompagné du portier qui prit un orseau, ils partirent vers le veillon. La cave, à ce moment, offrait un aspect fantastique ; le musicien jouait et frappait du pied avec acharnement. Les danseurs sautaient jusqu'au plafond de la cave, au milieu d'une poussière inouïe, à la faible lueur de quelques chandelles. Arrivé à la dernière marchée le père capucin commença les prières de l'exorcisme, fit de nombreux signes de croix et jeta de l'eau bénite. Aussitôt, une lumière bleuâtre d'un vif éclat, accompagnée d'une épaisse fumée âcre et sulfureuse, brilla dans la cave, et un cri aigu et terrifiant se fit entendre. Lorsque la fumée se fut dissipée, les danseurs apparurent haletants, comme hébétés de voir à l'entrée de la cave les deux moines et quelques personnes voisines qui se trouvaient là. Mais le siège du violoneux était vide et personne ne put s'expliquer sa disparition soudaine, l'escalier de la cave étant occupé par les curieux venus à la suite des moines.

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Le loup gobeur et le renard rusé

Félix Chapiseau

 

Il y avait une fois un loup qui, un soir, sortant des bois, vint se promener autour du village à la recherche de quelque bon coup à faire. Il rencontra un renard qui mangeait le reste d'une poule.
- Partage avec moi, lui dit le loup, ou je vais te dévorer, car j'ai grand-faim.
- Je ne le peux, répondit le renard, puisque je n'ai plus que ce bout d'aile qui ne paraîtrait guère sous ta grosse dent. Mais, si tu veux, je vais t'indiquer un bon moyen pour en avoir autant que tu voudras.
- Je veux bien, dit le loup, dis-moi ce qu'il faut faire.
- Eh bien ! C’est demain jour de marché à Chartres ; il passera sur la route beaucoup de marchands de volailles. Tu te coucheras, tout ton long, en travers de la route, et tu feras le mort. Les marchands diront : Voilà un beau loup, jetons-le dans notre voiture, nous vendrons sa peau. Ils te mettront dans le fond de leur charretée de volailles et, quand ils ne feront plus attention à toi, tu en jetteras beaucoup par terre, puis tu sauteras et nous nous régalerons. C'est comme ça que je fais toutes les semaines.

- Ton idée est bonne, camarade, dès demain matin je la mettrai à exécution.

Le loup partit en remerciant le renard ; la nuit lui parut longue, car il pensait au régal qu'il ferait le lendemain matin. Dès la pointe du jour, le loup était dans le fossé de le route de Chartres ; il entendit au loin le roulement d'une voiture ; il regarda et reconnut une voiture de poulailler ; aussitôt il se coucha en travers de la route et fit le mort. Quand les marchands furent arrivés auprès de lui, ils l'aperçurent. L'un dit :
- Voilà un vilain loup, passons notre voiture dessus, s'il n'est pas mort, ça l'achèvera.
Sitôt dit, sitôt fait, et cela avant que le pauvre loup, qui ne voyait pas le cheval s'arrêter, ait eu le temps de se sauver. Il se releva tout meurtri, pouvant à peine se traîner, mais courant quand même vers le bois, sa demeure.
- Ah ! se disait-il, c'est un vilain tour que le renard m'a joué, il me le paiera.
Et il se mit à sa recherche avec la ferme intention de lui casser les reins. Il le retrouva bientôt qui mangeait du poisson.
- Tu es un faux frère, renard ; car tu savais bien ce qui m'arriverait : ils m'ont passé la voiture sur le corps.
- C'est que tu n'as pas su t'y prendre, dit le renard en avalant le dernier morceau.
- Ah ! Je n'ai pas su m'y prendre, traître ; eh bien ! si tu ne me donnes pas ton poisson, tu vas voir comment je m'y prends pour manger un renard.
- Mon cher ami, dit le rusé renard, ce serait avec grand plaisir que je partagerais avec toi, mais c'est fini. Voyons, nous avons toujours été bons amis, ce n'est pas ma faute si ces imbéciles de marchands ne t'ont pas mis sur leur voiture. Ah ! j'y pense, ils se sont souvenus de mon dernier vol et se sont dit : si nous avons été roulés par un renard, nous ne le serons pas par un loup.
- C'est possible, dit le loup.
- Mais si tu veux, le poisson vaut la volaille, je vais t'indiquer le moyen de prendre du poisson tant que tu voudras et tu n'auras pas à craindre les roues de la voiture.
- Que faut-il faire ? dit le loup ; mais gare à toi si tu te moques encore de moi, je ne me moquerai pas de ta carcasse.
- Sois tranquille, compère ; viens me prendre ce soir ici et nous irons ensemble à la pêche.
- Oh ! dit le loup, je souffre trop pour courir jusqu'à mon logis, j'aime mieux rester avec toi en attendant la nuit.

- A ta guise, camarade ; nous allons nous reposer, car cette nuit nous ne dormirons guère.

Et ils se couchèrent côte à côte. Le renard, bien repu, dormit d'un sommeil paisible ; mais le loup, souffrant de ses meurtrissures et de la faim, ne put fermer l'œil.
La nuit arriva ; les deux compères se dirigèrent vers un étang situé à peu de distance.
- Voici, dit le renard ; toi qui as de bonnes griffes, tu vas faire un trou dans la glace ; le trou fait, tu y mettras ta queue ; tu resteras tranquille jusqu'au petit jour. Alors seulement tu tireras, plus ce sera lourd, plus il y aura de poisson.
Dès que le renard vit le loup installé, assis au bord du trou, il lui dit :
- Ami, il est inutile que je reste oisif ; je crois qu'il y a moyen de prendre une poule cette nuit, à la ferme voisine ; avec ton poisson, nous aurons un déjeuner de fête.
- Va, dit le loup confiant.
Le renard prit, en effet, une poule qu'il mangea en riant de la naïveté du loup. Le petit jour arrivant, le loup se mit en devoir de retirer son poisson de l'eau ; il tira d'abord doucement ; sentant de la résistance, il se dit : j'ai fait bonne pêche. Il tira plus fort, rien ne venait ; sa queue était gelée et enfermée dans la glace. Il tira tant et si bien qu'il l'écourta au ras du derrière. Tout triste, souffrant beaucoup, le loup, très en colère, se mit à la recherche du renard, avec la bonne intention cette fois de lui faire son affaire. Dès qu'il le vit, il s'écria :
- Ah ! Gredin, tu peux me léguer ton garde-manger, car je t'étrangle sur l'heure.
- Où est ton poisson ? dit le renard d'un air naïf.
- Tu veux dire ma queue, vaurien ; car tu savais bien qu'un gros poisson me la mangerait. Et le loup montra son trognon de queue au renard qui s'écria :
- Mais non, mon ami, je vois ce que c'est ; tu as été trop gourmand, tu as attendu trop longtemps, et ta queue est restée dans la glace. Mais viens, je connais un moyen de te la remettre. Tu vois que ce n'est pas de ma faute, mais la tienne.
La queue fut retirée ; puis le renard conduisit le malheureux loup chez un de ses amis qui était maréchal afin de lui faire souder sa queue. Ils étaient dans la forge une dizaine de maréchaux. Le patron, aidé de ses compagnons, mit le derrière du loup au feu pendant qu'un apprenti soufflait de toutes ses forces. Le loup hurlait, mais il préférait souffrir et avoir sa queue. Ensuite, on le mit sur l'enclume et tout le monde de frapper dessus à tour de bras. Le rusé renard, qui était resté à la porte, criait de temps en temps :
- Soudez la queue, maréchal !

Enfin la queue soudée, le loup fut lâché ; il sortit pensant trouver le renard à la porte et le croquer sur le coup ; mais il l'aperçut, au loin, courant vers le bois. Le loup courut après lui ; il allait l'atteindre lorsque le renard, avisant un chêne, y monta aussitôt. Il était temps, le loup arrivait au pied de l'arbre. Il regarda en l'air et vit le renard se moquer de lui. il ne savait comment faire pour l'attraper ; soudain il lui vint une idée. Il plaça sa patte dans la gueule et hurla de toutes ses forces. Aussitôt, de tous les côtés des loups sortirent des bois voisins, qui vinrent au secours de leur ami. Celui-ci les met au courant de la traîtrise du renard. Ils délibèrent et conviennent de se mettre les uns sur les autres jusqu'à ce qu'ils atteignent le renard.

- Qui va se poser en-dessous ? dit l'un d'eux.
- Moi, dit le loup à la queue soudée.
Qui fut dit, fut fait, et les voilà qui grimpent les uns sur les autres. Le renard commençait à trembler. Il grimpa jusqu'au haut de l'arbre ; mais les loups s'empilaient toujours l'un sur l'autre. Il n'en fallait plus qu'un pour l'atteindre, et il était déjà à moitié route. Le renard était dans des transes mortelles ; mais ce n'était pas son habitude de rester longtemps embarrassé ; il avait plus d'un tour dans son sac. Il se met tout à coup à crier :
- Soudez la queue, maréchal, soudez la queue !
Le malheureux loup, placé en-dessous, crut que son supplice allait recommencer ; il fit un mouvement pour se sauver et toute la colonne de loups de dégringoler les uns sur les autres. Ceux du bas reçurent le choc de ceux du haut et ceux du haut se firent plus ou moins de mal en tombant.

 Alors ils entrent tous dans une grande colère contre celui qui les avait fait venir pour une telle dégringolade ; ils se jettent sur lui, le dévorent en un instant et chacun retourne à sa demeure. Le renard riait de bon cœur pendant tout ce temps et pensait que le proverbe n'est pas vrai qui dit que les loups ne se mangent pas entre eux.

Félix CHAPISEAU

Ouarville (Eure et Loir), 1857 - Paris, 1927.

Instituteur, puis employé au ministère de l'Instruction publique.

Ecrivain érudit, auteur de romans et de pièces de théâtre.
Son dernier ouvrage est consacré à l'instinct et au langage des bêtes.

Publie "Le Folk-Lore de la Beauce et du Perche", éditions du Cherche-Lune, 1984 (réédition de J. Maisonnneuve, 1902).
2 volumes qui traitent des usages, superstitions, contes populaires et contient une dizaine de chansons populaires (texte et musique).

 

Autre acticle Pirouettes Contes :

Un moulin, le conteur et les écoliers


  Dans la série "Bonheurs d'auteur":

Mon conte "La maison qui aimait les enfants"

paraîtra bientôt dans le magazine

"Sur le bout de la langue" n°3

aux Editions B'Dit

 

PIROUETTES ACCUEIL

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2010-03-15T17:30:00+01:00

Le Printemps des Poètes en Eure et Loir

Publié par joce
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 A la médiathèque de Châteaudun (Eure et Loir)
Samedi 13 décembre
Remise du prix Lucien Laborde...


Le prix a été attribué
à Catherine Bourassin
pour les + de 18 ans
Et à Alexandre Beaurain
pour les - de 18 ans

Félicitations à Catherine et à Alexandre
félicitations également aux membres du Jury
(photo ci-dessus) !

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Catherine Bourassin


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Catherine Bourassin - Jean-Philippe Noblet

Photos-chateaudun-016.jpg
Dans le hall de la médiathèque...



"Femmes des continents" est le thème du concours et le titre du livre

Les bénéfices de la vente du livre iront à Médecins du Monde

et à l'association Mosaïc

* Un petit cocorico :-)

Parmi les auteurs dont les poèmes ont été sélectionnés pour le livre

figuraient 5 Euréliens (dont je faisais partie) !


Pour commander le livre

voir l'article :

"Femmes des continents ou poésie en Eure et loir"

9782810617838 cover159

Merci à Pierlouim pour son article !
DREUX-par-PIERLOUIM




Ma participation à d'autres concours :

- Concours de légendes à Saint-Jean-de-Bray
- Concours Flaubert page 1 page 2



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La poésie en Eure et Loir, c'est aussi ici :

La Caravane des Poètes
Tony Rebecchi






Pirouettes- contes de Pâques
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2009-10-03T08:26:00+02:00

Tony Rebecchi

Publié par joce

Cet homme, prêt à s'envoler
ce maître du monde, c'est...
 Tony Rebecchi
Un auteur de littérature jeunesse vivant en Eure & Loir ?
Pas seulement !

Il est aussi
"écrivain polyglotte et poète globetrotteur"
poète engagé...
conteur...
Tony a de nombreuses cordes à son arc !




Travailler sur le thème de l'arbre en classe :
* Autre article Pirouettes contes

Jean-Michel Folon

Sérafine de Senlis

Gustav Klimt



 


 

Dans la série "Petits bonheurs d'auteurs" :

- Je remercie Nadège Handtschoewercker

professeur de formation musicale et chef de choeur en conservatoire qui m'a demandé l'autorisation de composer des chansons, à partir de mon "Noël de Louis", en vue d'un concert...

- Je remercie également Claude Joubert, donneuse de voix dans une bibliothèque sonore,  qui enregistrera "Nuit de Noël

en CD

CD qui sera offert ensuite à des audio-lecteurs...

 

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2009-05-09T16:17:00+02:00

"Moi, ma maman" de Komako Sakaï (Album de la sélection Ecolire)

Publié par joce

Nouvel album de la sélection Ecolire :
Moi, ma Maman
de Komako Sakaï
Editeur La joie de Lire

L'histoire commence ainsi :
« Moi, ma maman... Je la déteste ! »

Puis Lapinou énumère les raisons de sa colère :

Sa mère manque de patience

Elle l'empêche de regarder ses dessins animés à la télé

Elle oublie de faire la lessive...

Mais surtout :

« maman ne veut pas se marier avec moi !»

Lapinou décide de partir

Il claque la porte et s'en va, blessé, vexé...

 

Un bel album sur le thème

du complexe d'Œdipe

destiné plus particulièrement aux petits garçons :

on ne peut épouser sa maman !

 


 

Pour travailler en classe, à partir de cet album :

* La fiche Ecolire

* Komako Sakaï (fiche Ricochet)

* L'Ecole des Loisirs

 

Travailler sur le thème du Japon :

* Autre article sur Pirouettes contes

 

D'autres illustrations de Komako Sakaï...

 







 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand tu ne vois plus le ciel

 

Quand tu ne vois plus le ciel
cela s'appelle une chambre
Quand tu ne vois plus les arbres
cela s'appelle un mur
Quand tu cries après ta maman
et qu'elle ne répond pas
cela s'appelle la distance.
Quand tu ne vois plus rien
cela s'appelle la nuit.

N'aie pas peur :
dans le mur il y a des lucarnes
pour imager les arbres invisibles
N'aie pas peur
ta maman est toujours là
malgré la distance
malgré l'espace
malgré la nuit
elle est au fond de ton cœur.

ALAIN BOSQUET

 

Lire mes contes et histoires de fête des mères :

* Le plus beau des cadeaux

* Noé et la fête des mères

* Le géant de la fête des mères

* Le jardin de maman

* Le cadeau de la fête des mères

 

 

Pirouettes fête des mères

                  (contes, poèmes et liens)

 

Pirouettes accueil

 

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2009-04-24T15:24:00+02:00

René de Obaldia (poèmes pour l'école)

Publié par joce

Voilà un certain nombre d'années,

j'habitais dans un ravissant et minuscule village d'Eure et Loir...

 


Un pont qui enjambe la Blaise...


Ma maison...



Un château en brique rose...

Dans ce village, j'ai rencontré
René de Obaldia
auteur, poète, académicien
Si, si, j'ai eu cette chance !
Il venait parfois rendre visite à mes parents...

J'ignorais alors que... plus tard
je réciterais ses poèmes à mes élèves !

Un grand merci à
Mathilde et Balbuzard
pour les photos de Maillebois
 

* D'autres poèmes de René de Obaldia :

Lieu Commun

* Un entretien - Editions Grasset

* Le blog du Figaro

* Ecouter un poème

 
* Bernard Blaise à Maillebois (artiste du vitrail)

 
 



Le secret
Sur le chemin près du bois

J'ai trouvé tout un trésor :

Une coquille de noix
Une sauterelle en or
Un arc-en-ciel qu'était mort.

À personne je n'ai rien dit
Dans ma main je les ai pris
Et je l'ai tenue fermée
Fermée jusqu'à l'étrangler
Du lundi au samedi.

Le dimanche l'ai rouverte
Mais il n'y avait plus rien !

Et j'ai raconté au chien
Couché dans sa niche verte
Comme j'avais du chagrin.

Il m'a dit sans aboyer :
" Cette nuit, tu vas rêver. "
La nuit, il faisait si noir
Que j'ai cru à une histoire
Et que tout était perdu.

Mais d'un seul coup j'ai bien vu
Un navire dans le ciel
Traîné par une sauterelle
Sur des vagues d'arc-en-ciel !

 

J'ai trempé mon doigt dans la confiture

J'ai trempé mon doigt dans la confiture
turelure
Ca sentait les abeilles
Ca sentait les groseilles
Ca sentait le soleil

J'ai trempé mon doigt dans la confiture
Puis je l'ai sucé
Comme on suce les joues de bonne grand-maman
Qui n'a plus mal aux dents
Et qui parle de fées...
Puis je l'ai sucé
Sucé
Mais tellement sucé
Que je l'ai avalé.

 

Chez moi

Chez moi, dit la petite fille
On élève un éléphant.
Le dimanche son œil brille
Quand Papa le peint en blanc.

Chez moi, dit le petit garçon
On élève une tortue.
Elle chante des chansons
En latin et en laitue.

Chez moi, dit la petite fille
Notre vaisselle est en or,
Quand on mange des lentilles
On croit manger un trésor.

Chez moi, dit le petit garçon
Vit un empereur chinois.
Il dort sur le paillasson
Aussi bien qu'un Iroquois.

Iroquois ! dit la petite fille.
Tu veux te moquer de moi.
Si je trouve mon aiguille,
Je vais te piquer le doigt !

 

Moi j'irai dans la lune...

Moi, j'irai dans la lune
Avec des petits pois,
Quelques mots de fortune

Et blanquette, mon oie.

Nous dormirons là-haut
Un p'tit peu de guingois
Au grand pays du froid
Où l'on voit des bateaux
Retenus par le dos.

Bateaux de brise-bise
Dont les ailes sont prises
Dans de vastes banquises.

Et des messieurs sans os

Remontent des phonos.

Blanquette sur mon cœur
M'avertira de l'heure :
Elle mange des pois
Tous les premiers du mois,

Elle claque du bec
Tous les minuits moins sept.

Oui, j'irai dans la lune !
J'y suis déjà allé
Une main dans la brume
M'a donné la fessée.

C'est la main de grand-mère
Morte l'année dernière.
(La main de mon Papa
Aime bien trop les draps !)

Oui, j'irai dans la lune,
Je vais recommencer.
Cette fois en cachette
En tenant mes souliers.

Pas besoin de fusée
Ni de toute une armée,
Je monte sur Blanquette
Hop ! On est arrivé !

 

 

 


Pirouettes accueil

 

Pirouettes 1e mai


(contes, liens et poèmes)

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2009-03-14T09:11:00+01:00

La porte (album de la sélection Ecolire)

Publié par joce


Autre sélection Ecolire...

"La porte"
de Michel Van Zeveren
Editions Pastel

Album sans texte

construit à la manière d'une « randonnée »

Les enfants s'approprient

s'identifient à cette histoire

Il est parfois bien difficile de vivre en famille

ou en société !


Une petite cochonne s'apprête à faire sa toilette.

Mais son intimité est de courte durée :

Chaque membre de la famille défile (y compris le chat !)

à tour de rôle, sans se soucier de sa pudeur

Heureusement, petite cochonne retrouvera sa bonne humeur

à la fin du livre...

Quand elle fermera la porte !



Découvrir Michel VAN ZEVEREN :

                  *   Son site

                  *   Répertoire de La Charte

                  *   Fiche Ricochet


Travailler en classe à partir de cet album :

               * La fiche Ecolire



 Qu'est-ce qu'une randonnée ?

               *  Apple Paille :

                 différents types de contes pour enfants





Un concours de dessin pour les enfants !

A l'occasion de la sortie des 2 premières histoires de Lilichou

Adolie Day organise jusqu'au 1e mai,

                       un concours de dessin :

                      *Dessine-moi un gâteau



 Dans la série : Bonheurs d'auteur...

L'un de mes romans (pour les 10/13 ans)

"L'oiseau de pluie de Bellesahi"

paraîtra en février prochain

aux Editions Averbode






Pirouettes
contes de Pâques





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2009-02-21T09:12:00+01:00

Tu peux compter sur ton papa (album de la sélection Ecolire)

Publié par joce

Voici un autre album de la sélection Ecolire :

Tu peux compter sur ton papa
de Mireille d'Allancé  (Ecole des Loisirs)

Une jolie histoire, pleine de tendresse
pour les tout-petits (et même pour les plus grands !)

Petit ours se promène avec son papa.
Papa est grand, fort
mais saura-t-il voler à son secours
si, d'aventure, un danger le menaçait, les séparait ?

"_ Dis, papa, qu'est-ce que tu ferais
si je tombais à l'eau ?
_ Je plongerais pour te repêcher...
_ Tout habillé ?
_ Tout habillé, avec mes chaussures..."




Pour travailler en classe, à partir de ce livre

La fiche Ecolire (Ac. Orléans-Tours)

La fiche de L'Ecole des loisirs

 Mireille d'Allancé à L'Ecole des Loisirs
 
          Mireille d'Allancé - Prix Chronos
          
           Mireille d'Allancé - Inspection Académique du Nord
       
           Rencontre avec Mireille d'Allancé (Lille III jeunesse)


Une autre présentation d'album
de la sélection Ecolire, chez Pirouettes


 
Un blog sur les tout-petits et la lecture


























Pirouettes
(conte pour le printemps)




Pirouettes
(contes de Pâques)







BONNES VACANCES
aux enseignants et aux élèves
de la zone B (dont je fais partie) !

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2009-01-24T09:29:00+01:00

Poèmes ou poésie en Eure et Loir...

Publié par joce
Carl Larsson


"La poésie est cette musique que tout homme porte en soi."
a dit William Shakespeare.

C'est aussi le visage clair d'un enfant,
illuminé par la lumière du printemps...

Mon Inspection Académique a mis l'accent,
(voir l'article Ecolire)
sur un autre beau projet pédagogique :
Demander aux élèves de constituer
une anthologie poétique eurélienne

La poésie à l'école

L'anthologie 2007-2008


Sur mon blog,
vous trouverez un peu partout semés

des petits cailloux - poèmes... 

 


D'autres liens de poésie à l'école

Lieu commun
Le tableau noir
Rustrel
L'école Michelet de Valence
Ecole de Saint-Jean-Le Vieux
Classe de cp Lakanal
La Cyberclasse
Le Fuilet
Classe Grenadine
Professeur Phifix
Ecole-mollkirch

Et aussi :

Mes petits bonheurs
La ronde des poésies de Lyse
Saisons-Vives
Lire & RéCréer coin des poèmes

Le dossier "La poésie à l'école"
              
Chez Doctole

   L'Europe en poésie




Celui qui entre par hasard
René-Guy Cadou

Celui qui entre par hasard dans la demeure d'un poète
Ne sait pas que les meubles ont pouvoir sur lui
Que chaque nœud du bois renferme davantage
De cris d'oiseaux' que tout le cœur de la forêt
II suffit qu'une lampe pose son cou de femme
A la tombée du soir contre un angle verni
Pour délivrer soudain mille peuples d'abeilles
Et 1'odeur de pain frais des cerisiers fleuris
Car tel est le bonheur de cette solitude
Qu'une caresse toute plate de la main
Redonne à ces grands meubles noirs et taciturnes
La légèreté d'un arbre dans le matin.




La fillette et le poème
Maurice Carême

« Le poème, qu'est-ce que c'est ?
M'a demandé une fillette :
Des pluies lissant leurs longues tresses,
Le ciel frappant à mes volets,
Un pommier tout seul dans un champ
Comme une cage de plein vent,
Le visage triste et lassé
D'une lune blanche et glacée,
Un vol d'oiseaux en liberté,
Une odeur, un cri, une clé ? »


Et je ne savais que répondre
Jeu de soleil ou ruse d'ombre ? -
Comment aurais-je su mieux qu'elle
Si la poésie a des ailes
Ou court à pied les champs du monde ?

 

 

Le petit poème
Jacques Charpentreau


Il faut caresser le petit poème
D'une main légère et qui pèse à peine,
Toujours dans le sens des plumes des ailes,

Pour l'apprivoiser, lui dire qu'on l'aime
Que le ciel immense est son vrai domaine,
Qu'il est tendre et beau, que la vie l'appelle...

Il hésite un peu, l'attente est si belle,
Il frémit encor, le désir l'entraîne
Et s'envole alors le petit poème.

 

A l’écoute
Jacques Charpentreau


Ce que veulent dire les mots
On ne le sait pas quand ils viennent ;
Il faut qu’ils se parlent, se trouvent,
Qu’ils se découvrent, qu’ils apprennent.
Ce que veulent dire les mots,
Ils ne le savent pas eux-mêmes,
Mais les voilà qui se regroupent,
Qui s’interpellent, se répondent,
Et si l’on sait tendre l’oreille,
On entend parler le poème.

 

Art poétique simple et complet
Jean Malaplate

- Le secret d'un poème ?
Des mots qui font rêver
Qu'on retient et qu'on aime.

 

- Mais comment les trouver ?
- Se souvenir, rêver,
Aimer surtout soi-même.

 

 

Toi-même

Alain Serres


C'est fou ce qu'il y a de merveilles

Dans le creux de ton oreille .

C'est fou ce qu'il y a de chemins

Dans le creux de ton poing

C'est fou ce qu'il y a de poèmes

Dans le creux de toi-même .

 

 


 

Prenez un chat

Alain Serres

 

Prenez un chat.

Coupez-le en rouge,

et racontez-le en vers :

ça vous rendra heureux, parbleu !

Et oui ! La poésie

donne des couleurs aux souris.

Mais par bonheur,

pas que du gris !

Elle les peint aussi en morose,

et pas que les souris ;

les marchands d'art aussi.

Si ça lui plait,

elle peut cracher du fuchsia

sur la cité Neruda

ou du mordoré

sur le rire d'un général

mal décoré.

 

Si elle peut atteindre les étoiles

la poésie peut aussi

broyer du noir

parce qu'il faut savoir,

de temps en temps,

pleurer le soir

si l'on veut revoir au matin

un humain

dans son miroir.

 

 

Certains aiment la poésie

Wyslawa Szymborska

 

Certains,
Pas tout le monde.
Pas la majorité, mais une minorité.
Hormis les écoliers qui le doivent, et les poètes eux-mêmes.
Ca doit faire dans les deux sur mille.
Certains aiment.
Mais on aime aussi le potage aux vermicelles.
On aime les compliments et la couleur bleu clair.
On aime un vieux foulard.
On aime avoir raison.
On aime flatter un chien.
La poésie, mais qu’est-donc que la poésie ?
Plus d’une réponse brûlante a déjà été donnée.
Et moi je n’en sais rien.
Je n’en sais rien et je m’y accroche comme à une rampe de salut.

 

 

Plume

Anne Marie HALL-RICQ

 

Elle chatouille,

grattouille,

égratigne la page

et les personnages.

Plume d'oie,

légère et frémissante,

pour livrer les confidences.

Pointe de fer,

pour lancer

les messages.

Parfois précieuse,

elle est en or.

 

 

Si mon stylo

Robert GELIS

 

Si mon stylo était magique

Avec des mots en herbe,

J'écrirais des poèmes superbes,

Avec des mots en cage,

J'écrirais des poèmes sauvages.

 

Si mon stylo était artiste,

Avec les mots les plus bêtes,

J'écrirais des poèmes en fête,

Avec des mots de tous les jours

J'écrirais des poèmes d'amour.

 

Mais mon stylo est un farceur

Qui n'en fait qu'à sa tête,

Et mes poèmes sur mon cœur

Font des pirouettes.

 

 

Le poète a des oreilles

Marie-Thérèse Lambert

 

Le poète a des oreilles

de grandes oreilles

car il doit guetter tous les bruits de la terre

le chant des oiseaux et des hommes

le cri aigu des insectes

leur vit qui s'enfuit dans un chuchotement d'ailes

les pleurs des escargots blottis dans leurs coquilles

la première feuille dont l'automne se sépare

et qui tombe sur l'été, vert encore aux pelouses

Le poète a des yeux

De grands yeux remplis de nuages

à contempler les saisons des hommes et leurs infinis

prolongements,

il rêve qu'il n'a plus d'âge mais beaucoup d'enfants

Le poète a les yeux caressants

comme des mains

et de longs doigts tranquilles

pour apaiser la colère des roses

Le poète a un cœur

Vaste pour aimer toutes choses

et tous les êtres s'y reposent

il a un cœur ouvert par tous les temps

mais c'est pour toi qu'il bat

 

 

Un poète

Boris Vian

 

C'est un être unique
A des tas d'exemplaires
Qui ne pense qu'en vers
Et n'écrit qu'en musique
Sur des sujets divers
Des rouges ou des verts
Mais toujours magnifiques 

 

 

Tu dis

Joseph-Paul Schneider

 

Tu dis sable

et déjà

la mer est à tes pieds

Tu dis forêt

et déjà les arbres te tendent les bras

Tu dis colline

et déjà

le sentier court avec toi vers le sommet

Tu dis nuages

et déjà

un cumulus t'offre la promesse du voyage

Tu dis poème

et déjà

les mots volent et dansent

comme étincelles dans ta cheminée. 

 

Ecrire à tout venant

Claude Haller

 

Pour toi
J'écrirais un poème
Sur le confetti
Sur le timbre-poste
Sur la carte à jouer
Pour toi
J'écrirais un poème
N'importe où
N'importe comment
Tant qu'il est encore temps

Pour toi
J'écrirais un poème
Sur l'affiche
Sur la vitrine
Sur le mur blanc
Pour toi
J'écrirais un poème
N'importe où
N'importe comment
Tant qu'il est encore temps

Pour toi
J'écrirais un poème
Sur le bord du pré
Sur le lit du fleuve
Sur le ciel à l'horizon
Pour toi
J'écrirais un poème
N'importe où
N'importe comment
Tant qu'il est encore temps ?

 

 

Un poème
Raymond Queneau


Bien placés bien choisis
quelques mots font une poésie
les mots il suffit qu’on les aime
pour écrire un poème
on ne sait pas toujours ce qu’on dit
lorsque naît la poésie
faut ensuite rechercher le thème
pour intituler le poème
mais d’autres fois on pleure on rit
en écrivant la poésie
ça a toujours kékchose d’extrème
un poème

 

 

L’instant fatal
Raymond Queneau


Un poème c’est bien peu de chose
à peine plus qu’un cyclone aux Antilles
qu’un typhon dans la mer de Chine
un tremblement de terre à Formose
Une inondation du Yang Tse Kiang
ça vous noie cent mille Chinois d’un seul coup
vlan
ça ne fait même pas le sujet d’un poème
Bien peu de chose

 

On s’amuse bien dans notre petit village
on va bâtir une nouvelle école
on va élire un nouveau maire et changer les jours de marché
on était au centre du monde on se trouve maintenant
près du fleuve océan qui ronge l’horizon

 

Un poème c’est bien peu de chose. 

 

 

L’inspiration
Raymond Queneau


De son juchoir
la poule laisse choir
un œuf
c’est une imprudence
un moment d’absence
mais il tombe pouf
dans la paille :
la fermière était prévoyante
combien de poèmes brisés
que ne recueille aucun recueil.

 

 

Poème...
Robert DESNOS


Poème, je ne vous demande pas l'aumône,
Je vous la fais.
Poème, je ne vous demande pas quelle heure il est,
Je vous la donne.
Poème, je ne vous demande pas si vous allez bien,
Cela se devine.
Poème, poème, je vous demande un peu...
Je vous demande un peu d'or pour être heureux avec
celle que j'aime.



La trompe de l'éléphant

Alain Bosquet

 

La trompe de l'éléphant,
C'est pour ramasser les pistaches:
pas besoin de se baisser.
Le cou de la girafe,
c'est pour brouter les astres:
pas besoin de voler.
La peau du caméléon,
verte, bleue, mauve, blanche,
selon sa volonté,
c'est pour se cacher des animaux voraces:
pas besoin de fuir.
La carapace de la tortue,
c'est pour dormir à l'intérieur,
même l'hiver:
pas besoin de maison.
Le poème du poète,
c'est pour dire tout cela
et mille et mille autres choses:
pas besoin de comprendre.

 

 

ON LISAIT DES POESIES

André CAIR

 

 

On lisait des poésies

on a oublié le rôti.

Le rôti est tout brûlé

charbonné

calciné.

 

Nous ne l'avons pas mangé

le rôti tout brûlé

charbonné

calciné.

 

On a mangé un sandwich

du fromage et des radis

en lisant des poésies.

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CHEZ LE COIFFEUR

Jacques Charpentreau

Quoi faire
Chez le
Coiffeur ?
Se regarder dans la glace ?
On s'en lasse.
Chanter une petite chanson ?
C'est mal vu du patron.
Réciter des poésies ?
Les clients sont surpris.
Quoi faire
Chez le
Coiffeur ?
Se laisser faire.

 

 Si vous avez d'autres liens
ou des poèmes à nous faire connaître,
N'hésitez pas !...






Pirouettes chandeleur
                                c'est par ici !









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2009-01-17T20:35:00+01:00

Papa, maman, Anouk et moi (projet Ecolire)

Publié par joce

Lire, c'est d'abord aimer lire...


Maîtresse, vous avez dit ECOLIRE ??...
Ecolire, c'est
le prix littéraire que décernent les élèves
des écoles d’Eure-et-Loir
de 2 ans à 12 ans

Depuis 1991, les écoliers peuvent participer
à ce très attrayant projet pédagogique,
sur une initiative de Roger Judenne (auteur)

L'enjeu principal est de faire aimer la lecture
aux enfants, dès la maternelle.
Pour plus d'informations :
Ecolire, Inspection Académique d'Eure et loir

Le choix des livres, cette année est axé
sur le thème "La famille"

Découvrir la sélection de livres




 En classe (j'ai une grande section de maternelle),
j'ai opté pour la sélection des livres du cycle 1
composée de 7 albums...

PAPA, MAMAN,ANOUK et MOI
de Jérôme Ruillier - Editions Bilboquet
est le premier album de cette sélection.
Un album original et tendre :
Une fillette raconte sa vie, au sein de sa famille,
ses joies et de ses chagrins.

Jérôme Ruillier a eu l'idée géniale
d'utiliser des morceaux de ficelle
pour symboliser les temps forts de la vie quotidienne.
D'une apparence "dépouillée",
les illustrations sont pourtant extrêment riches de sens.
Et malgré leur symbolisme,
elles font mouche, à chaque page
car les enfants y retrouvent leur propre histoire.






Le
thème de la sélection Ecolire 2007-2008
 était  "L'aventure"
J'avais choisi alors de parler du livre
LES CHAUSSETTES D'OSKAR
d'Anne Ferrier





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