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2012-02-24T11:08:00+01:00

Une chanson mamie (comptine, poème et conte pour les grands-mères)

Publié par joce

grand-m-re.gif

Une chanson pour toi, mamie

Je t'ai fait d'abord
Un joli dessin
sur du papier de soie
Festons et falbalas
Mais le vent l'a emporté...
Je t'ai fait aussi
Un joli bouquet
Deux roses et trois œillets
Et quatre myosotis
Mais le vent l'a emporté...
Alors j'ai fait
Dans mon cœur si petit
Une chanson mamie
Ecoute-la
Elle chante pour toi
La si do ré mi !


 

Un amour de grand-mère
François David

J'aime ma grand-mère,
Ses yeux doux,
Son sourire taquin
Et ses tartes tatins.
J'aime ses rides
Belles comme des rivières.
J'aime les pulls
Tricotés de ses mains
Agiles
Et patientes.
J'aime ses baisers
J'aime ses bonsoirs.

J'aime tout chez ma grand-mère
J'aime même ses colères.

 

 

Dans le grenier de ma grand-mère
Claude Clément


Ma grand-mère a un grenier
plein de toiles d'araignée ;
mais dans les coffres de bois
on y trouve des merveilles :
de vieux jouets d'autrefois,
des dentelles, des corbeilles,
des fourchettes édentées,
des guitares, des poupées,
des livres lourds de poussière,
un berceau, une théière
et un très joli pantin
au pantalon de satin...
Mais moi, ce que je préfère,
c'est la robe de mariée
avec ses fleurs d'oranger
toutes jaunies par le temps.
Qu'elle était belle, grand-mère,
quand elle avait dix-huit ans !

 

 

L’accident
Anne SCHWARZ-HENRICH

 

Grand-père est tombé de l’arbre,
De la grosse branche du vieux prunier,
Il ne s’est pas cassé la jambe,
Il ne s’est pas cassé le pied.

  Grand-père est tombé de l’arbre,
Et depuis, grand-père est penché…
Depuis, depuis… comme c’est étrange,
Il ne sait plus du tout… siffler !

  Grand-père est tombé de l’arbre,
Il s’était pris pour un oiseau,
Depuis qu’il a quitté sa branche,
Il dit qu’un « sol » vous brise le « do »… s !

 

Grand père
Maurice Carême

  Grand-père dit un conte,
Un conte du vieux temps.
Grand-père est amusant
Lorsqu’il nous conte un conte.
Il n’a plus que deux dents
Qu’il découvre en grognant
Pour imiter le loup méchant.
Et tout le monde
Rit à la ronde
Lorsque grand-père conte
Un conte du vieux temps.

 

 

L'ENFANT ET L'AÏEUL
 Pierre MENANTEAU

  C'est un petit enfant
Qui voudrait être grand:
Il se met des échasses
Et devient cet espace
Que traverse un géant.
         
Et voici son grand-père
Qui retrouve une terre
Où les deux voyageurs
Sont à  même hauteur
Dans le temps sans frontière.
       
L'un devenant très vieux,
L'autre rapetissant,
Ils s’en vont tous les deux
Dans l'espace et le temps,
Lentement, lentement.

 

 

Les oiseaux migrateurs
Jacques Yvart

  J'ai peu connu mon père, mais c'était un marin
Son père et son grand-père ont montré le chemin
Je crois que mes ancêtres étaient des voyageurs
Patrons ou quartiers-maîtres, des oiseaux migrateurs...

Voilà mon héritage, des bottes de sept lieues
Avec dans mes bagages une envie de ciel bleu
S'envoler de la branche pour aller voir ailleurs
Revenir un dimanche en oiseau migrateur...

Avant que je n'embarque pour les pays lointains
Mes ongles sur les cartes ont tracé le chemin
Je ne crains pas les bêtes et rien ne me fait peur
Je brave la tempête en oiseau migrateur...

Si dans ma descendance il naît quelque marin
J'aimerais qu'il s'élance, voyageur de demain
Il quitterait la Terre le corps en apesanteur
Et reviendrait peut-être bel oiseau migrateur...

 

 

Chanson de la vieille
Marcel Bealu

  Qu’as-tu fait de tes doigts de fée ?
- Le travail me les a mangé.

  Où sont partis tes yeux jolis ?
- La lumière me les a repris.

Le corbeau noir de ton ennui ?
Où l’as-tu mis ?
Je l’ai vomi
Ton corps si beau qu’en as-tu fait ?
- Une âme belle
éternelle.

 

La Mamé
Elle se tenait assisse tout au bout de la table
Et nous impatientait souvent par sa lenteur.
On la voyait si vielle, si courbée, pitoyable,
Que l’amour peut à peu cédait à la rancœur.
Je la suivais partout ! c’était là, dans ma tête !
Elle me suivait des yeux lorsque je travaillais,
Proposait de m’aider, maladroite, l’air tout bête !
Elle gênait nos projets, notre vie, la mamé !
Au bout de quelques temps, prétextant les vacances,
Je la menais plus haut, au flanc du Luberon
« Tu seras bien là-bas. Tu verras la Durance
Du haut de la terrasse de la grande maison.
Ces maisons-là, mamé, sont faites pour les vieux.
Regarde comme ils semblent bien, ils ont l’air très heureux ! »
« Comme tu veux, petite, si c’est pour ton bien-être.
Monte de temps en temps, le dimanche peut être ? »
Je l’ai laissé toute seule, vivement, pas très fière.
L’air était encore chaud, pourtant je frissonnais,
Et le chant des oiseaux voletant sur le lierre
Me disait doucement : « Qu’as-tu fait de la mamé? »
Les jours se succédaient, je cherchais la quiétude
Le travail me prenait, j’essayais d’oublier,
De noyer mes regrets au fil des habitudes,
Les souvenirs d’antan rappelaient lla mamé.
Même dans le mistral qui rasait la garrigue
Pour venir s’écraser au butoir de la digue
J’entendais cette voix qui ne cessait jamais
De dire à mon oreille : « qu’as-tu fait de la mamé ? »
Chaque brin de lavande, de thym, de romarin,
Me reprochait sans fin l’absence de l’aïeule.
Le murmure des sources dans le petit matin
Chantait sur mon cœur lourd des cantiques de deuil.
Le remord lentement s’installait dans ma vie.
Je revenais m’asseoir ou elle s’était assise,
Sur le banc de vieux bois, près du puits, sous le chêne,
Et je laissais errer mes pensées sur la plaine.
Alors, je l’ai revu, avant, lorsqu’il marchait
Jusqu ‘au seuil de l’école, pour venir me chercher.
Je sautais dans ses bras, je l’embrassais, tout doux,
Et nichais tendrement ma tête sur son cou.
Elle me portait un peu, puis, ma main dans sa main,
Elle ajustait son pas pour bien suivre le mien.
Elle m’expliquait les bois, les cabris, les moutons,
Les abeilles dorées et les beaux papillons.
Elle cueillait aux buissons des réserves de mûres
Et m’offrait les plus grosses comme un présent de choix.
Elle riait bruyamment en voyant ma figure
Barbouillée des reliefs de ce festin de roi.
Le soir près de mon lit, elle venait me bercer
De chansons provençales, d’histoires de bergers.
Je m’endormais heureuse de sa chaude présence,
Pleine de rêverie, d’amour, de confiance.
Au long des souvenirs, mon cœur plein de pitié
A trouvé le repos. J’ai repris le sentier
Pour revenir tout droit à la grande maison.
Retrouver la mamé, lui demander pardon.
J’ai pris tout simplement sa main, sans rien lui dire.
Une larme brillait au milieu du sourire.
Et c’est moi, cette fois, tout au long du chemin
Qui ajustais mon pas, pour bien suivre le sien.
Une mamé c’est précieux, c’est tant de souvenirs !
Si vous en avez une, jusqu’au bout de vos jours,
Gardez-la près de vous. Quand elle devra mourir,
Vous fermerez ses yeux dans un geste d’amour.
Aujourd’hui, par hasard, si le chant des cigales
Me pose la question tant de fois redoutée,
Je peux, le cœur tranquille, en digne Provençale
Répondre fièrement : « elle est là, la mamé »

 
 

Pour la fête des grands-mères,
voici l'un de mes contes
(selon la légende amérindienne du capteur de rêve) :

 

                  undefined  La vieille femme et l'araignéearaignee-descend.gif

 
Sarah Davis
(Le jardin de grand-mère)



Autre grand-mère célèbre :
Celle du petit chaperon rouge !

* Lire le conte
 * Le petit chaperon rouge à la BNF
* Une exposition virtuelle (Bibliothèque de Lyon)
* Activités pédagogiques (Gommes et Gribouillages)






Autre article sur Pirouettes
(poèmes pour la fête des grands-mères)

 

Voir les commentaires

commentaires

plumette 07/03/2008

Toujours un choix très attrayant qui ravit les grand-mamans et les petits enfants.Merci  pour tousceux qui savent garder leursyeux d'enfants.Bises

petitefolie72 05/03/2011



comme c est doux tout cela je ne sais ou donnerde la tete, bizzzzz



patriarch 25/02/2012


merci, tu nous gâtes aujourd'hui... bises

Patrick 29/02/2012


En tant que grand-père j'ai encore toutes mes dents.


Amitiés Joce.

Evelyne 01/03/2012


Toujours de belles choses à lire et à regarder sur ton blog !


Avec un peu d'avance, je te souhaite une belle fête des grand-mères ! Et je t'envoie une grosse brassée du beau soleil que nous avons aujourd'hui à TOulouse;


Bises


Evelyne

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