Je t'ai fait d'abord
Un joli dessin
sur du papier de soie
Festons et falbalas
Mais le vent l'a emporté...
Je t'ai fait aussi
Un joli bouquet
Deux roses et trois œillets
Et quatre myosotis
Mais le vent l'a emporté...
Alors j'ai fait
Dans mon cœur si petit
Une chanson mamie
Ecoute-la
Elle chante pour toi
La si do ré mi !
Un amour de grand-mère
François David
J'aime ma grand-mère,
Ses yeux doux,
Son sourire taquin
Et ses tartes tatins.
J'aime ses rides
Belles comme des rivières.
J'aime les pulls
Tricotés de ses mains
Agiles
Et patientes.
J'aime ses baisers
J'aime ses bonsoirs.
J'aime tout chez ma grand-mère
J'aime même ses colères.
Dans le grenier de ma grand-mère
Claude Clément
Ma grand-mère a un grenier
plein de toiles d'araignée ;
mais dans les coffres de bois
on y trouve des merveilles :
de vieux jouets d'autrefois,
des dentelles, des corbeilles,
des fourchettes édentées,
des guitares, des poupées,
des livres lourds de poussière,
un berceau, une théière
et un très joli pantin
au pantalon de satin...
Mais moi, ce que je préfère,
c'est la robe de mariée
avec ses fleurs d'oranger
toutes jaunies par le temps.
Qu'elle était belle, grand-mère,
quand elle avait dix-huit ans !
L’accident
Anne SCHWARZ-HENRICH
Grand-père est tombé de l’arbre,
De la grosse branche du vieux prunier,
Il ne s’est pas cassé la jambe,
Il ne s’est pas cassé le pied.
Grand-père est tombé de l’arbre,
Et depuis, grand-père est penché…
Depuis, depuis… comme c’est étrange,
Il ne sait plus du tout… siffler !
Grand-père est tombé de l’arbre,
Il s’était pris pour un oiseau,
Depuis qu’il a quitté sa branche,
Il dit qu’un « sol » vous brise le « do »… s !
Grand père
Maurice Carême
Grand-père dit un conte,
Un conte du vieux temps.
Grand-père est amusant
Lorsqu’il nous conte un conte.
Il n’a plus que deux dents
Qu’il découvre en grognant
Pour imiter le loup méchant.
Et tout le monde
Rit à la ronde
Lorsque grand-père conte
Un conte du vieux temps.
L'ENFANT ET L'AÏEUL
Pierre MENANTEAU
C'est un petit enfant
Qui voudrait être grand:
Il se met des échasses
Et devient cet espace
Que traverse un géant.
Et voici son grand-père
Qui retrouve une terre
Où les deux voyageurs
Sont à même hauteur
Dans le temps sans frontière.
L'un devenant très vieux,
L'autre rapetissant,
Ils s’en vont tous les deux
Dans l'espace et le temps,
Lentement, lentement.
Les oiseaux migrateurs
Jacques Yvart
J'ai peu connu mon père, mais c'était un marin
Son père et son grand-père ont montré le chemin
Je crois que mes ancêtres étaient des voyageurs
Patrons ou quartiers-maîtres, des oiseaux migrateurs...
Voilà mon héritage, des bottes de sept lieues
Avec dans mes bagages une envie de ciel bleu
S'envoler de la branche pour aller voir ailleurs
Revenir un dimanche en oiseau migrateur...
Avant que je n'embarque pour les pays lointains
Mes ongles sur les cartes ont tracé le chemin
Je ne crains pas les bêtes et rien ne me fait peur
Je brave la tempête en oiseau migrateur...
Si dans ma descendance il naît quelque marin
J'aimerais qu'il s'élance, voyageur de demain
Il quitterait la Terre le corps en apesanteur
Et reviendrait peut-être bel oiseau migrateur...
Chanson de la vieille
Marcel Bealu
Qu’as-tu fait de tes doigts de fée ?
- Le travail me les a mangé.
Où sont partis tes yeux jolis ?
- La lumière me les a repris.
Le corbeau noir de ton ennui ?
Où l’as-tu mis ?
Je l’ai vomi
Ton corps si beau qu’en as-tu fait ?
- Une âme belle
éternelle.
Pour
la fête des grands-mères,
voici l'un de mes contes
(selon la légende amérindienne du capteur de rêve) :
(Le jardin de grand-mère)
Celle du petit chaperon rouge !
* Lire le conte
* Le petit chaperon rouge à la BNF
* Une exposition virtuelle (Bibliothèque de Lyon)
* Activités pédagogiques (Gommes et Gribouillages)
Autre article sur Pirouettes
(poèmes pour la fête des grands-mères)





"Le roi bâille"
"Enquête et Chinoiseriz"






















"Mon jardin d'hiver"






























Papotage d'amis