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Articles avec #poemes et liens pour l'ecole catégorie

2013-02-24T07:28:00+01:00

Des liens pour les enseignants et les animateurs

Publié par joce

MagEnseignants, animateurs pro-bafa
téléchargez gratuitement le troisième magazine (Février)
Devenez un animateur de choc   

A l'intérieur, vous trouverez
des outils, des pistes pour travailler
des conseils
et
à partir de la page 53, mes contes
:
* La princesse aux sept galettes
* Céleste et la goutte d'eau

 

new_logo_180x74.jpg

Et pour travailler en classe
sur le thème de Pâques...
retrouvez mes histoires (avec fiches pédagogiques)
sur le site de Pass-éducation+
* La mission de Linette
* La légende de Bill lapin de Pâques

 

Si vous souhaitez utiliser mes textes
sachez que j'accepte avec grand plaisir !
(hors contexte commercial) 

Mais une demande d'autorisation...
et quelques photos en retour sont les bienvenues 

 

 

liens - pirouettes 01 ACCUEIL

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2012-11-14T08:30:00+01:00

Balade sous la pluie...

Publié par joce

 

  pluie gustave caillebotteGustave Caillebotte

Une balade infinie au pays de la poésie et de la peinture...

 

La pluie
Paul FORT

 

La pluie tombe infinie. Les horizons s’enfuient. Où vont-ils ces coteaux, ces coteaux sous la pluie, qui portent sur leur dos ces forêts qui s’ennuient ?

Où donc est Andely, Andely-le-Petit ? Son coteau ? son château ? Je les voyais tantôt. Les horizons s’enfuient. La pluie tombe infinie.

Du côté des forêts qui donc réapparaît ? Ce géant, est-ce lui ? Est-ce toi, vieux château qui va courbant ton dos sous neuf siècles d’ennui ?

La pluie tombe infinie.

pluie-Edmund-Blair-Leighton.jpg Edmund Blair Leighton

 

Il pleure dans mon coeur
Paul Verlaine

Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville.
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! Nulle trahison ?
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi,
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine.

 

Pluie-James-Jacques-Joseph-Tissot-2.jpgJames Tissot  

LA PLUIE
Pierre Morhange

La pluie et moi marchions
Bons camarades
Elle courait devant et derrière moi
Et je serrais notre trésor dans mon coeur
Elle chantait pour nous cacher
 
Elle chantait pour endormir mon coeur
Elle passait sur mon front sa peau mouillée
Et humaine ma chère pluie
Elle tendait l'oreille               
Pour savoir si mon chant silencieux était anéanti
 
Elle me met les mains sur les épaules
Et court tant haut dans la plaine du ciel
Et tant me montre les diamants du soleil
Et tant toujours me caresse la peau
Et tant toujours me chante dans les os
Que je deviens un bon camarade
J'entonne une grande chanson
Qu'on entend et les cabarets et les oiseaux
Disent à notre passage Maintenant
Ils chantent tous les deux.

pluie-James-Jacques-Joseph-Tissot.jpg James Tissot

 

Bien au chaud
Ann ROCARD

Dans ma maison, bien au chaud,
je vois le jour qui s'enfuit
et les étoiles là-haut
qui s'allument dans la nuit.

J'entends le vent qui s'élance
entre les tuiles du toit
et les grands arbres qui dansent
à la lisière du bois.

Chez moi, je suis à l'abri.
Je bois un bon lait bouillant.
Je n'ai pas peur de la pluie,
de l'hiver et du grand vent.

pluie-James-Jacques-Joseph-Tissot-3.jpg James Tissot

Le jardin mouillé
Henri de REGNIER

A petit bruit et peu à peu,
Sur le jardin frais et dormant,
Feuille à feuille, la pluie éveille
L’arbre poudreux qu’elle verdit ;
Au mur on dirait que la treille
S’étire d’un geste engourdi.

L’herbe frémit, le gravier tiède
Crépite et l’on croirait, là-bas,
Entendre sur le sable et l’herbe
Comme d’imperceptibles pas.

Le jardin chuchote et tressaille,
Furtif et confidentiel ;
L’averse semble maille à maille
Tisser la terre avec le ciel.

pluie-Paul-Gustave-Fischer--Vesterbrogade.jpgPaul Gustave Fischer

LA PLUIE
MAX JACOB

Monsieur Yousouf a oublié son parapluie
Monsieur Yousouf a perdu son parapluie
Madame Yousouf, on lui a volé son parapluie
Il y avait une pomme d'ivoire à son parapluie
Ce qui m'est entré dans l'oeil c'est le bout d'un parapluie
Est-ce que je n'ai pas laissé mon parapluie
Hier soir dans votre porte-parapluies ?
Il faudra que j'achète un parapluie
Moi je ne me sers jamais de parapluie
J'ai un cache-poussière avec un capuchon pour la pluie
Monsieur Yousouf vous avez de la veine de vous passer de parapluie.

pluie-Camille-Pissarro---Avenue-de-l--Opera-sous-la-pluie.jpgCamille Pissarro

Sous la pluie
Jean Richepin

Il tombe de l'eau, plic ! ploc ! plac !
Il tombe de l'eau plein mon sac.

Il pleut, ça mouille,
Et pas du vin !
Quel temps divin
Pour la grenouille !

Il tombe de l'eau, plic ! ploc ! plac !
Il tombe de l'eau plein mon sac.

Après la pluie
Viendra le vent
En arrivant
Il vous essuie.

Il tombe de l'eau, plic ! ploc ! plac !
Il tombe de l'eau plein mon sac.

pluie-anne-bachelier.jpg  Anne Bachelier

Il pleut doucement, ma mère
Maurice Carême

Il pleut doucement, ma mère,
Et c'est l'automne
Si doucement
Que c'est la même pluie
Et le même automne
Qu'il y a bien des ans.
 
Il pleut et il y a encore,
Comme il y a bien des ans,
Combien de coeurs au fil de l'eau
Et combien de petits sabots
Rêvant au coin de l'âtre.
 
Et c'est le soir, ma mère,
Et tes genoux sont là
Si près du feu
Que c'est le même soir
Et les mêmes genoux
Qu'il y a bien des ans.
 
Il pleut doucement, ma mère,
Et c'est l'automne
Et c'est le soir, ma mère,
Et tes genoux sont là.
 
Prends-moi sur tes genoux, ce soir,
Comme il y a bien des ans
Et raconte-moi l'histoire
De la Belle au bois dormant.

Pluie-William-Glackens.jpg William Glackens

Automne
René Guy Cadou

Odeur des pluies de mon enfance
Derniers soleils de la saison !
A sept ans comme il faisait bon,
Après d'ennuyeuses vacances,
Se retrouver dans sa maison !
 
La vieille classe de mon père,
Pleine de guêpes écrasées,
Sentait l'encre, le bois, la craie
Et ces merveilleuses poussières
Amassées par tout un été.
 
0 temps charmant des brumes douces,
Des gibiers, des longs vols d'oiseaux,
Le vent souffle sous le préau,
Mais je tiens entre paume et pouce
Une rouge pomme à couteau.

Pluie-jour-de-pluie-Frank--Wenston-Benson.jpgFrank Wenston Benton - Jour de pluie

PLUIE D’AUTOMNE
Anatole FRANCE

La pluie froide et tranquille,
qui tombe lentement du ciel gris, frappe mes vitres à petits coups comme pour m’appeler; elle ne fait qu’un bruit léger et pourtant la chute de chaque goutte retentit tristement dans mon cœur.
Tandis qu’assis au foyer, les pieds sur les chenets, la pluie monotone retient ma pensée dans une rêverie mélancolique et je songe…

pluie-Sir-John-Everett-Millais.jpgSir John Everett Millais

La pluie
Paule Lavergne

La pluie,la pluie
Dans la bassine
La pluie, la pluie
Dit sa comptine

La pluie, la pluie
Au contrevent
Dit sa comptine
Contre le vent

La pluie, la pluie
En bas percés
Perce la terre
De mille pieds

 

pluie-parapluie_bleu.gifPIROUETTES Contes

(contes et liens sur le thème de l'eau)

 

 

joce le lutin de la maison 2

 

 

 

PIROUETTES accueil

 

Alfred Sisley, "La barque pendant l'inondation à Port-Marly", 1876.

Alfred Sisley, "La barque pendant l'inondation à Port-Marly", 1876.

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2012-02-24T11:08:00+01:00

Une chanson mamie (comptine, poème et conte pour les grands-mères)

Publié par joce

grand-m-re.gif

Une chanson pour toi, mamie

Je t'ai fait d'abord
Un joli dessin
sur du papier de soie
Festons et falbalas
Mais le vent l'a emporté...
Je t'ai fait aussi
Un joli bouquet
Deux roses et trois œillets
Et quatre myosotis
Mais le vent l'a emporté...
Alors j'ai fait
Dans mon cœur si petit
Une chanson mamie
Ecoute-la
Elle chante pour toi
La si do ré mi !


 

Un amour de grand-mère
François David

J'aime ma grand-mère,
Ses yeux doux,
Son sourire taquin
Et ses tartes tatins.
J'aime ses rides
Belles comme des rivières.
J'aime les pulls
Tricotés de ses mains
Agiles
Et patientes.
J'aime ses baisers
J'aime ses bonsoirs.

J'aime tout chez ma grand-mère
J'aime même ses colères.

 

 

Dans le grenier de ma grand-mère
Claude Clément


Ma grand-mère a un grenier
plein de toiles d'araignée ;
mais dans les coffres de bois
on y trouve des merveilles :
de vieux jouets d'autrefois,
des dentelles, des corbeilles,
des fourchettes édentées,
des guitares, des poupées,
des livres lourds de poussière,
un berceau, une théière
et un très joli pantin
au pantalon de satin...
Mais moi, ce que je préfère,
c'est la robe de mariée
avec ses fleurs d'oranger
toutes jaunies par le temps.
Qu'elle était belle, grand-mère,
quand elle avait dix-huit ans !

 

 

L’accident
Anne SCHWARZ-HENRICH

 

Grand-père est tombé de l’arbre,
De la grosse branche du vieux prunier,
Il ne s’est pas cassé la jambe,
Il ne s’est pas cassé le pied.

  Grand-père est tombé de l’arbre,
Et depuis, grand-père est penché…
Depuis, depuis… comme c’est étrange,
Il ne sait plus du tout… siffler !

  Grand-père est tombé de l’arbre,
Il s’était pris pour un oiseau,
Depuis qu’il a quitté sa branche,
Il dit qu’un « sol » vous brise le « do »… s !

 

Grand père
Maurice Carême

  Grand-père dit un conte,
Un conte du vieux temps.
Grand-père est amusant
Lorsqu’il nous conte un conte.
Il n’a plus que deux dents
Qu’il découvre en grognant
Pour imiter le loup méchant.
Et tout le monde
Rit à la ronde
Lorsque grand-père conte
Un conte du vieux temps.

 

 

L'ENFANT ET L'AÏEUL
 Pierre MENANTEAU

  C'est un petit enfant
Qui voudrait être grand:
Il se met des échasses
Et devient cet espace
Que traverse un géant.
         
Et voici son grand-père
Qui retrouve une terre
Où les deux voyageurs
Sont à  même hauteur
Dans le temps sans frontière.
       
L'un devenant très vieux,
L'autre rapetissant,
Ils s’en vont tous les deux
Dans l'espace et le temps,
Lentement, lentement.

 

 

Les oiseaux migrateurs
Jacques Yvart

  J'ai peu connu mon père, mais c'était un marin
Son père et son grand-père ont montré le chemin
Je crois que mes ancêtres étaient des voyageurs
Patrons ou quartiers-maîtres, des oiseaux migrateurs...

Voilà mon héritage, des bottes de sept lieues
Avec dans mes bagages une envie de ciel bleu
S'envoler de la branche pour aller voir ailleurs
Revenir un dimanche en oiseau migrateur...

Avant que je n'embarque pour les pays lointains
Mes ongles sur les cartes ont tracé le chemin
Je ne crains pas les bêtes et rien ne me fait peur
Je brave la tempête en oiseau migrateur...

Si dans ma descendance il naît quelque marin
J'aimerais qu'il s'élance, voyageur de demain
Il quitterait la Terre le corps en apesanteur
Et reviendrait peut-être bel oiseau migrateur...

 

 

Chanson de la vieille
Marcel Bealu

  Qu’as-tu fait de tes doigts de fée ?
- Le travail me les a mangé.

  Où sont partis tes yeux jolis ?
- La lumière me les a repris.

Le corbeau noir de ton ennui ?
Où l’as-tu mis ?
Je l’ai vomi
Ton corps si beau qu’en as-tu fait ?
- Une âme belle
éternelle.

 

La Mamé
Elle se tenait assisse tout au bout de la table
Et nous impatientait souvent par sa lenteur.
On la voyait si vielle, si courbée, pitoyable,
Que l’amour peut à peu cédait à la rancœur.
Je la suivais partout ! c’était là, dans ma tête !
Elle me suivait des yeux lorsque je travaillais,
Proposait de m’aider, maladroite, l’air tout bête !
Elle gênait nos projets, notre vie, la mamé !
Au bout de quelques temps, prétextant les vacances,
Je la menais plus haut, au flanc du Luberon
« Tu seras bien là-bas. Tu verras la Durance
Du haut de la terrasse de la grande maison.
Ces maisons-là, mamé, sont faites pour les vieux.
Regarde comme ils semblent bien, ils ont l’air très heureux ! »
« Comme tu veux, petite, si c’est pour ton bien-être.
Monte de temps en temps, le dimanche peut être ? »
Je l’ai laissé toute seule, vivement, pas très fière.
L’air était encore chaud, pourtant je frissonnais,
Et le chant des oiseaux voletant sur le lierre
Me disait doucement : « Qu’as-tu fait de la mamé? »
Les jours se succédaient, je cherchais la quiétude
Le travail me prenait, j’essayais d’oublier,
De noyer mes regrets au fil des habitudes,
Les souvenirs d’antan rappelaient lla mamé.
Même dans le mistral qui rasait la garrigue
Pour venir s’écraser au butoir de la digue
J’entendais cette voix qui ne cessait jamais
De dire à mon oreille : « qu’as-tu fait de la mamé ? »
Chaque brin de lavande, de thym, de romarin,
Me reprochait sans fin l’absence de l’aïeule.
Le murmure des sources dans le petit matin
Chantait sur mon cœur lourd des cantiques de deuil.
Le remord lentement s’installait dans ma vie.
Je revenais m’asseoir ou elle s’était assise,
Sur le banc de vieux bois, près du puits, sous le chêne,
Et je laissais errer mes pensées sur la plaine.
Alors, je l’ai revu, avant, lorsqu’il marchait
Jusqu ‘au seuil de l’école, pour venir me chercher.
Je sautais dans ses bras, je l’embrassais, tout doux,
Et nichais tendrement ma tête sur son cou.
Elle me portait un peu, puis, ma main dans sa main,
Elle ajustait son pas pour bien suivre le mien.
Elle m’expliquait les bois, les cabris, les moutons,
Les abeilles dorées et les beaux papillons.
Elle cueillait aux buissons des réserves de mûres
Et m’offrait les plus grosses comme un présent de choix.
Elle riait bruyamment en voyant ma figure
Barbouillée des reliefs de ce festin de roi.
Le soir près de mon lit, elle venait me bercer
De chansons provençales, d’histoires de bergers.
Je m’endormais heureuse de sa chaude présence,
Pleine de rêverie, d’amour, de confiance.
Au long des souvenirs, mon cœur plein de pitié
A trouvé le repos. J’ai repris le sentier
Pour revenir tout droit à la grande maison.
Retrouver la mamé, lui demander pardon.
J’ai pris tout simplement sa main, sans rien lui dire.
Une larme brillait au milieu du sourire.
Et c’est moi, cette fois, tout au long du chemin
Qui ajustais mon pas, pour bien suivre le sien.
Une mamé c’est précieux, c’est tant de souvenirs !
Si vous en avez une, jusqu’au bout de vos jours,
Gardez-la près de vous. Quand elle devra mourir,
Vous fermerez ses yeux dans un geste d’amour.
Aujourd’hui, par hasard, si le chant des cigales
Me pose la question tant de fois redoutée,
Je peux, le cœur tranquille, en digne Provençale
Répondre fièrement : « elle est là, la mamé »

 
 

Pour la fête des grands-mères,
voici l'un de mes contes
(selon la légende amérindienne du capteur de rêve) :

 

                  undefined  La vieille femme et l'araignéearaignee-descend.gif

 
Sarah Davis
(Le jardin de grand-mère)



Autre grand-mère célèbre :
Celle du petit chaperon rouge !

* Lire le conte
 * Le petit chaperon rouge à la BNF
* Une exposition virtuelle (Bibliothèque de Lyon)
* Activités pédagogiques (Gommes et Gribouillages)






Autre article sur Pirouettes
(poèmes pour la fête des grands-mères)

 

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