quand Emilienne franchit le pas de la porte.
La souricette se mit en quête du plus beau des cadeaux...
celui de la fête des mères !
Bonne fête à toutes les mamans !
Et Joyeux Anniversaire à la plus jolie des mamans (ma fille)...
Cette histoire est pour elle.
Chez Pascaly
La fête des mères des illustrateurs
(autre article Pirouettes)
Des poèmes :
Mes Petits Bonheurs
« Ma seule consolation, quand je montais me coucher, était que maman viendrait m'embrasser
quand je serais dans mon lit. Mais ce bonsoir durait si peu de temps, elle redescendait si vite, que le
moment où je l'entendais monter, puis où passait dans le couloir à double porte le bruit léger de sa robe
de jardin en mousseline bleue, à laquelle pendaient de petits cordons de paille tressée, était pour moi
un moment douloureux. Il annonçait celui qui allait le suivre, où elle m'aurait quitté, où elle serait
redescendue. De sorte que ce bonsoir que j'aimais tant, j'en arrivais à souhaiter qu'il vînt le plus tard
possible, à ce que se prolongeât le temps de répit où maman n'était pas encore venue. Quelquefois
quand, après m'avoir embrassé, elle ouvrait la porte pour partir, je voulais la rappeler, lui dire «
embrasse-moi une fois encore », mais je savais qu'aussitôt elle aurait son visage fâché, car la
concession qu'elle faisait à ma tristesse et à mon agitation en montant m'embrasser, en m'apportant ce
baiser de paix, agaçait mon père qui trouvait ces rites absurdes, et elle eût voulu tâcher de m'en faire
perdre le besoin, l'habitude, bien loin de me laisser prendre celle de lui demander, quand elle était déjà
sur le pas de la porte, un baiser de plus. Or la voir fâchée détruisait tout le calme qu'elle m'avait
apporté un instant avant, quand elle avait penché vers mon lit sa figure aimante, et me l'avait tendue
comme une hostie pour une communion de paix où mes lèvres puiseraient sa présence réelle et le
pouvoir de m'endormir. Mais ces soirs-là, où maman en somme restait si peu de temps dans ma
chambre, étaient doux encore en comparaison de ceux où il y avait du monde à dîner et où, à cause de
cela, elle ne montait pas me dire bonsoir. »
Petit poème pour maman
Il a plu des mots ce matin
Ils sont tombés dans mon jardin.
Des mots très fous
Qui font la roue,
Des mots d'amour
Tout en velours,
Des mots très doux,
Des mots pour toi.
Et tout le jour, dans le secret,
Je t'en ferai des bouquets
Je te souhaite
Pierre GAMARRA
Je te souhaite un jour de velours,
d'iris, de lis et de pervenches,
un jour de feuilles et de branches,
un jour et puis un autre jour,
un jour de blés, un jour de vignes,
un jour de figues, de muscats,
un jour de raisins délicats,
un jour de colombes, de cygnes.
Je te souhaite un jour de diamant,
de saphir et de porcelaine,
un jour de lilas et de laine,
un jour de soie, ô ma maman
et puis un autre jour encore,
léger, léger, un autre jour
jusqu'à la fin de mon amour,
une aurore et puis une aurore,
car mon amour pour toi, ma mère,
ne pourra se finir jamais
comme le frisson des ramées
comme le ciel, comme la mer...
TU ES BELLE, MA MÈRE
Maurice Carême
Tu es belle, ma mère,
Comme un pain de froment.
Et, dans tes yeux d'enfant,
Le monde tient à l'aise.
Ta chanson est pareille
Au bouleau argenté
Que le matin couronne
D'un murmure d'abeilles.
Tu sens bon la lavande,
La cannelle et le lait ;
Ton cœur candide et frais
Parfume la maison.
Et l'automne est si doux
Autour de tes cheveux
Que les derniers coucous
Viennent te dire adieu.
Une mère
André BAY
Des milliers d'étoiles dans le ciel
Des milliers d'oiseaux dans les arbres,
Des milliers de fleurs au jardin,
Des milliers d'abeilles sur les fleurs,
des milliers de coquillages sur les plages,
Des milliers de poissons dans les mers,
mais seulement, seulement une mère.
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Rester petite...
Anne SCHWARZ-HENRICH
Moi j'aimerais rester petite,
De toute mon âme, de tout mon coeur,
Petite, petite, oui, toute petite
Pour me cacher parmi les fleurs.
Moi j'aimerais rester petite
Et m'envoler avec le vent
Pour que le temps qui passe si vite
Ne me prenne jamais mes cinq ans.
Moi j'aimerais rester petite,
Encore un peu, encore longtemps,
Oui, toute la vie, rester petite,
La petite fille de ma maman.

