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Articles avec #reves catégorie

2007-04-14T10:46:00+02:00

La boîte à musique (conte)

Publié par Joce

 

J'ai parlé à plusieurs reprises de Ricochet, sur ce blog...
Ricochet
est le portail européen de la littérature jeunesse

un site incontournable pour les apprentis auteurs
Une mine d’or
!
On y trouve des quantités de renseignements
sur les livres pour enfants

mais aussi sur les maisons d’éditions,
les auteurs, les illustrateurs, etc.

Le forum est un lieu de renconcontres enrichissantes
 

Pour faire partie de Ricochet
lorsque l’on est un auteur débutant
il suffit d’envoyer un texte...

 

   Voici le mien :

 


                             La boîte à musique

 

 

* Les différents projets Ricochet

(de nombreuses histoires à lire !) :


Le projet 3

Le projet 4

Le projet 5

Le projet 6

       

 

L'orange des rêves

Jean-Pierre Siméon

 

Tu peux perdre le nord
comme on dit
tu peux perdre patience
tu peux perdre ton temps

perdre la mémoire
et ses chemins aveugles

Le sommeil peut glisser
comme une truite
dans tes mains

Tu peux perdre ton sourire

Mais ne perds pas
ne perds jamais
l'orange de tes rêves

 

PÂQUERETTE

CHRISTIAN POSLANIEC


Cette nuit
Mon p'tit lit
s'est pris pour un oiseau:
a pondu un œuf tout chaud.
Je me suis demandé
Qui pouvait l'habiter !
J'ai frappé !
J'ai frappé !
Personne ne m'a dit d'entrer.
Alors je l'ai mangé.
C'était un œuf sucré !

 

 

Mon ami le lit

Michel LUNEAU

 

J’ai de la peine :

Il m’offre son matelas de laine.

Je suis heureux :

Je me roule en son creux moelleux.

 

Mon meilleur ami,

C’est mon lit.

Il est plein d’attentions pour moi.

- Les draps ne sont-ils pas trop froids ?

Veux-tu une autre couverture ?

L’oreiller n’est-il pas trop dur ?

 

Oh ! non, c’est doux.

Je m’endors, j’oublie tout,

Je vais rêver…

… Et l’on s’étonne que j’aie du mal à me lever !

 

 

J'ai rêvé

Claude Haller

 

J'ai rêvé d'un train
Suis devenu le train

J'ai rêvé d'un jardin
Suis devenu le jardin

J'ai rêvé d'un magicien
Suis devenu le magicien

Or, sitôt que magicien
j'ai voulu être quelqu'un
tout soudain
je ne fus plus rien.

 

 

Cavalcade

LOUIS GUILLAUME


Un cheval de lune

Courait sur le sable

Un poulain d'écume

Trottait sur la grève,

Au trot, au trot, au galop.


Un cheval d'ivoire

Courait dans le soir,

Un cavalier rouge

Traversait l'automne,

Au trot, au trot, au galop.


Un cheval de pluie

Courait dans la nuit

Un coursier de verre

Labourait la mer,

Au trot, au trot, au galop.


Et tous les enfants

Poursuivaient en rêve

Toutes ces crinières

Libres dans le vent,

Au trot, au trot, au galop.



 

 

Il y a des mots

Georges Jean


Il y a des mots, c'est pour les dire,
c'est pour les faire frire,
c'est pour rire.

Il y a des mots, c'est pour les chanter,
c'est pour rêver,
c'est pour les manger.

Il y a des mots, que l'on ramasse;
des mots qui passent,
des mots qui se cassent.

Il y a des mots pour le matin,
des mots métropolitains,
ou lointains.

Il y a des mots épais et noir,
des mots légers pour les histoires,
des mots à boire.

Il y a des mots pour toutes les choses,
pour les lèvres, pour les roses,
des mots pour les métamorphoses,
Si l'on ose...


 

LE TEMPS DES MIRAGES

DENISE D. JALLAIS

 

Tu dis
Regarde les cheveux
Et c'est un arbre
Tu dis
Donne la lune
Pour manger
Tu dis
Je t'aime
Grand comme une maison
Tu prends les grains de café
Pour des chocolats
Le mimosa
Pour des œufs durs
Les nuages

Pour des locomotives
Tu crois
Que les phares ont des yeux
Que les autos ont des oreilles
Que les chats parlent
Que les vaches existent
Seulement sur les gruyères

 

 

 

L'habitant du miroir
Marc Alain

Enfants méfiez-vous des miroirs !
Surtout quand tombe le soir,
Quand le chien-loup du crépuscule
Hurle à la nuit dans la pendule :
A l'heure où le jour va dormir
S'éveille le miroir vampire.

Car cette glace familière
Où se mirent les écolières
Après les belles jadis,
Cette glace, je vous le dis,
Abrite un monstre sans visage
Qui veut dévorer vos images.

Le monstre du miroir attend
Le temps qu'il faut, il a le temps,
Tapi dans son luisant dédale,
Salles de neige et de cristal,
Il attend sans un mouvement
L'instant d'agir, le bon moment.

Quand les yeux dorment, lui se lève
Et, tirant profit de vos rêves,
Sort du verre et marche invisible
Pour aller boire l'eau limpide
Des beaux visages endormis
C'est de la jeunesse qu'il vit !

Puis il regagne en grand silence
Son froid palais de transparences
Et vous ne verrez au réveil
A la lumière du soleil
Qu'un visage presque pareil
Un peu griffé par le sommeil. 

 

 

LE MILLIARDAIRE

Jean Tardieu

 

John apportait un plateau

Sur lequel était un bateau.

 

Monsieur assis sur son lit

Passa son habit et dit:

" Posez ça là quelque part

Je termine mon cigare."

 

Une heure après John revint

La fenêtre était ouverte

Dans le lit il n'y avait rien

Rien non plus sous la plante verte

Et rien du tout sur le plateau

 

- Monsieur est parti en bateau.

 

 

 

 

Si j'avais une bicyclette

Ernest PEROCHON

 

Si j'avais une bicyclette,
J'irais dès le soleil levant,
Par les routes blanches et nettes
J'irais plus vite que le vent.

Si j'avais une automobile
Je roulerais au clair matin,
Je roulerais de ville en ville
Jusqu'aux murailles de Pékin. 

 

 

Rêves

Léon-Paul Fargue

 

Un enfant court
Autour des marbres...
Une voix sourd
Des hauts parages...
 
Les yeux si graves
De ceux qui t'aiment
Songent et passent
Entre les arbres...
 
Aux grandes orgues
De quelque gare
Grande la vague
Des vieux départs...
 
Dans un vieux rêve
Au pays vague
Des choses brèves
Qui meurent sages...

 


 

GRENIER

Henri Thomas


Odeur de la famille !

Que j'aille me cacher

Au grenier qui m'habille

De poudreuse clarté !

 

Que l'hirondelle crie,

Qu'un chat vienne me voir,

La lucarne est emplie

De ciel et de silence.

 

Ou si l'averse inonde

Les tuiles murmurantes,

Que j'entre dans un monde

Tout protégé d'absence.

 

Charbon du crépuscule,

L'ange t'apporte à moi !

J'entends le vent léger

Qui marche sur le toit.

 

Ma maison

Maurice FOMBEURE

 

Maison, ô ma maison, bucolique de roses,

Tes briques de rubis et tes longs ciels mouillés,

Nous avons tant rêvé sous tes métamorphoses,

Sous la pluie, sous les cris des girouettes rouillées.

 

Tant rêvé dans le vide immense des greniers...

Nous te retrouverons peut-être dans le ciel

Avec notre chat noir, avec notre chat gris,

Avec quatre souris effarées au soleil,

 

Avec notre grand-père endormi sur le feu,

Avec notre grand-mère alerte dans ses veilles,

Maison, ô ma maison roulée dans le vent bleu,

Les écluses du vent coulent sur ton sommeil.

 

Tu dormais près du calme immense des forêts,

Moi, dans mon petit lit, je rêvais sous tes ailes,

Ou parfois j'écoutais les crapauds qui' chantaient,

Puis, ivre de douceur, le sommeil m'emportait,

Et je sentais mourir leur musique immortelle.

 

 

UNE MAISON DE RÊVES      
 Bernard LORRAINE

 
Dans ma demeure biscornue,
Pour les souris, les araignées,    
Il y aura de hauts greniers
Eclairés au feu des cornues.
 
Mon chien Nabuchodonosor
Et mon matou Sardanapale
Méditeront sur le trésor
De mes pierres philosophales.
     
Sur le toit, un coq de bruyère
Me tiendra lieu de girouette.
Et un kangourou de brouette
Pour les courses chez l’épicière.      
  
 Une tribu de hérissons
Ramonera la cheminée.                  
Dans la cave approvisionnée :
Un tamanoir comme échanson.
 
Feu Saint-Elme sur les faîtières,
Quand l’orage joue au canon
La queue fourchue d’une guenon      
Servira de paratonnerre.

L’âge venu de la raison,
Si mes lubies ne font pas grève
J’aurai la maison de mes rêves
Et des rêves dans ma maison.

 

 

 

L'autre monde

 Anne SCHWARZ-HENRICH

 

Quand je ferme les yeux,

J'allume les lumières

Des plafonds merveilleux

Que déploient mes paupières

 

Et qui m'éclairent les lieux

Où je viens, solitaire,

Glaner des rêves bleus

Dans la nuit, sur mes terres.



 

Il était si loin... je l'ai à peine vu

Jean-Pierre ANDREVON

 

Une puce sur un drap

un trait de crayon

sur la page

une trace de doigt

sur la vitre embuée

une poussière dans l'œil

et plus rien

à nouveau

que du blanc

 

C'était un loup

dans l'hiver

rapide

vivant

et libre

 

 


 Arthur RIMBAUD

 

J'ai tendu...
J'ai tendu des cordes
de clocher à clocher ;
des guirlandes de fenêtre
à fenêtre ; des chaînes d'or
d'étoile à étoile,
et je danse.

 

 

 

 

Pirouettes accueil

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2007-03-18T20:02:00+01:00

Les larmes de la lune (conte et poèmes pour l'école)

Publié par Joce

Voici une nouvelle histoire...

Non, ce n'est pas un conte de Pâques comme promis !

  C'est un texte écrit dans le cadre
des « Projets Ricochet »

Il est intitulé :

 

                       Les larmes de la lune


 

L'illustratrice est Louise Labelle

Son site est à visiter absolument : Enfancination


 

N.B. 

Que sont les projets Ricochet (du site Ricochet, portail de la littérature jeunesse) ?

Des auteurs et des illustrateurs se réunissent pour créer des histoires.

  Pour en apprendre davantage : Ici !



                 

 

               


Mes différentes histoires pour les projets Ricochet :

 

Le peuple des oiseaux-bonheur

Illustré par Elise Calame


Titou et le féroce dragon

illustré par Sandrine Frigout


Le petit magicien et le géant 

illustré par Guy Pagé


Noël Graindesel

illustré par Ludo


La révolte des petits pieds

illustré par Evelyn Dumont

 

 

Diverses croyances, à propos de la nuit, de la lune

 

 

 

Silence, le fantôme de la nuit…

Anne SCHWARZ-HENRICH

 

J’entends parler le silence…

Il dit des mots transparents,

Il arrive pendant l’absence

De papa et de maman.

 

Dans ma chambre, car il est là,

Il écoute ce que je pense…

Puis il avance à grands pas

Derrière les ombres qui dansent.

 

 

 

Les heures désertes

Michel MONNEREAU

 

Se lever à pas d’enfant

dans la nuit de la chambre.

Surprendre les fauves silencieux

des ombres endormies

et la tache de lumière pendue

au lampadaire

dehors où la nuit monte la garde.

 

 

Berceuse pour Virginie

Colette Seghers

Dors, ma fille, ma gazelle,
ma rose du Doued et de la Laponie,
mon fruit d'Asie, ma tourterelle,
la nuit chantonne « Virginie... »
Dors mon jasmin, mon Bagatelle,
mon poisson d'or, ma symphonie,
une étoile ouvre son ombrelle
sur le berceau de Virginie.
Dors mon oiseau, ma belle abeille
mon bébé de songe et de vie,
j'entends les chevaux du sommeil
attelés de rêve et de bruit.
Mon opéra, mon arabesque,
mon air de fable et d'infini
j'entends chanter au vent de sable
un air de fées pour Virginie.

 

 

Tout savoir

Jean-Pierre Siméon

 

- Que sont ces feuilles noires
qui tombent par milliers
sur nos ruisseaux fragiles ?
- Mon fils, c'est la nuit
- Que sont ces lampes claires
qui posent par milliers
des œufs blancs sous nos pas ?
- Ma fille, c'est la neige
- La neige est un moulin
qui souffle sa farine !
- Le moulin, la farine et le pain de ta joie
- Mais que sont ces oiseaux
qui viennent par milliers
habiter mon sommeil ?
- Les étoiles peut-être, mon enfant
elles cherchent dans tes yeux
leur lumière perdue

La nuit respire

Jean-Pierre Siméon

 

Qui va qui vient
Qui rôde et nous regarde
Dans les failles de la nuit ?

Le vent traque un loup d'ombre
Sur les murs

Des oiseaux frôleurs
Ferment leurs ailes froides
Sur la lune

La ville s'égare
Dans ses futaies de pierre

La nuit respire

Et nous dormons tranquilles
Les yeux dans l'aube

 

 

Je n'ai rien à dire…

Raymond Queneau

 

Le chêne : sur le chêne je n'ai rien à dire
mais qui donc chantonne à minuit
qui donc grignote un pied du lit
Le rat : sur le rat je n'ai rien à dire
L'étoile : sur l'étoile je n'ai rien à dire
C'est un son aigre comme un fruit
C'est un murmure qu'on poursuit
La lune : sur la lune je n'ai rien à dire
Le chien : sur le chien je n'ai rien à dire
C'est un soupir et c'est un cri
C'est un spasme un charivari
La ville : sur la ville je n'ai rien à dire.

 

 


Mémère la lune

Li BING

 

Mémère la lune

Tout là-bas juchée,

Rigole, rigole

A lorgner en bas.

Qu'est-ce qu'elle lorgne ?

De nuit on moissonne !

Rigole de quoi ?

Ces gens-là, comme ça, qui ne dorment pas !

 



Bien au chaud

Ann ROCARD

 

Dans ma maison, bien au chaud,
je vois le jour qui s'enfuit
et les étoiles là-haut
qui s'allument dans la nuit.

J'entends le vent qui s'élance
entre les tuiles du toit
et les grands arbres qui dansent
à la lisière du bois.

Chez moi, je suis à l'abri.
Je bois un bon lait bouillant.
Je n'ai pas peur de la pluie,
de l'hiver et du grand vent.

 

 

La fillette et le poème
Maurice Carême

« Le poème, qu'est-ce que c'est ?
M'a demandé une fillette :
Des pluies lissant leurs longues tresses,
Le ciel frappant à mes volets,
Un pommier tout seul dans un champ
Comme une cage de plein vent,
Le visage triste et lassé
D'une lune blanche et glacée,
Un vol d'oiseaux en liberté,
Une odeur, un cri, une clé ? »


Et je ne savais que répondre
Jeu de soleil ou ruse d'ombre ?
Comment aurais-je su mieux qu'elle
Si la poésie a des ailes
Ou court à pied les champs du monde ?

 

 

Lolito

Maurice Carême

 

La lune est sur les eaux,
Lolito, joli cœur.
La lune monte en fleur
Sur les eaux, Lolito.
L'étoile est en bateau,
Lolito, joli cœur.
Elle vogue sans peur
En bateau, Lolito

 


 

Le ballon

Catherine Paysan


La nuit tombe.

De doux lampions s'allument.

La plage est lisse comme un œuf.

L'enfant étrenne un ballon neuf

Et le fait monter vers la lune.

La lune tombe

Et le ballon s'allume.

C'est toujours extraordinaire

Que le spectacle d'un enfant

A ras de digue, à la lisière

D'un monde où s'engloutit le temps,

En train de jouer comme si

C'était une affaire d'État,

Tenant la lune entre ses doigts

Comme une médaille, un grigri

Comme s'il était innocent

Ou plus royal que l'Océan!


 

 

 

Le rêve de la lune

Marie Botturi

 

Si la Lune brille

Quand tu dors,

C'est pour planter

Des milliers de soleils pour demain.

Si tout devient silence

Quand tu dors,

C'est pour préparer

Le chant des milliers d'oiseaux

Et dorer les ailes des libellules.

Si la Lune tombe dans tes bras

Quand tu dors,

C'est pour rêver avec toi

Des milliers d'étoiles.

 

 

La lune et les étoiles

Arnaud Somveille

 

Regarde un peu la lune là-haut dans le ciel
Son sourire est celui que je t'adresse ici
Regarde les étoiles, ces gouttes de miel,
Ce sont tous mes baisers qui retombent en pluie. 

 

 

L'étoile

Tristan Derême

 

Quand j'étais un petit garçon
On me chantait une chanson :
La chanson du cueilleur d'étoiles
Je rêvais d'un navire à voiles
Pour m'emporter à l'horizon
L'horizon, cette ligne où le ciel touche l'onde...
Ma tante répondait : "Ce n'est pas la saison !"
Pour les petits garçons, la mer est trop profonde."

 

Je veux, disait l'enfant, qu'on m'apprenne à nager :
Je naviguerais sans danger :
Je pourrais me sauver si le vaisseau chavire.
Mais les astres, là-bas, sont au ras de la mer ;
Pour les prendre, il suffit de mettre un doigt en l'air
Et j'en emplirai le navire.


Ma tante reprenait :"Je n'ai pas de vaisseau !"
Attends d'être plus grand pour t'en aller sur l'eau."

Les étoiles pourtant, luisaient dans le sureau
Où dormaient les deux tourterelles.
Et, je les contemplais à travers le carreau
Comme des fleurs surnaturelles.


 

LES ANIMAUX ASTRONOMES

Raymond Queneau

 

Le chien aboie à la lune

Le chat miaule à saturne

Les chauves-souris sont vénus

Le ru coule comme le mercure

Un homme dans la nuit marche

La chouette chuinte à jupiter

Le chat-huant hue à neptune

Le lièvre vagit à uranus

Le lampyre reflète pluton

Est-ce-là l'harmonie des sphères

Ou n'est-il bruit que sur la terre

 

 

 

 

 

 

TERRE - LUNE

Boris Vian


Terre - lune, terre - lune
Ce soir j'ai mis mes ailes d'or
Dans le ciel comme un météore
Je pars.

 

Terre - lune, terre - lune
J'ai quitté ma vieille atmosphère
J'ai laissé les morts et les guerres
Au revoir.

 

Dans le ciel piqué de planètes
Tout seul sur une lune vide
Je rirai du monde stupide
Et des hommes qui font les bêtes.

 

Terre - lune, terre - lune
Adieu ma ville adieu mon cœur
Globe tout perclus de douleurs
Bonsoir.

 

 

Moi j'irai dans la lune

René de Obaldia

 

Moi, j'irai dans la lune
Avec des petits pois,
Quelques mots de fortune
Et Blanquette, mon oie.

Nous dormions là-haut
Un p'tit peu de guingois
Au grand pays du froid
Où l'on voit des bateaux
Retenus par le dos.

Bateaux de brise-bise
Dont les ailes sont prises
Dans de vastes banquises
Et des messieurs sans os
Remontent des phonos.

Blanquette sur mon cœur
M'avertira de l'heure :
Elle mange des pois
Tous les premiers du mois.
Elle claque du bec
Tous les minuits moins sept.
...
pas besoin de fusée
ni de toute une armée,
je monte sur Blanquette
hop ! on est arrivé.

 


GRILLON DE LUNE

Jacqueline et Claude Held

 

Le grillon de la lune a mis ses patins d'argent est parti à quatre pattes dans l'aventure.
Il a acheté chez le marchand de lune une étoile de mer, une étoile de neige et un sifflet d'un sou.
Quand le grillon de lune siffle trois coups les cosmonautes grimpent sur leur éléphant blanc.
Quand le grillon de lune siffle deux coups les cosmonautes partent à la pêche à la lumière.
Quand le grillon de lune siffle un seul coup les parents ferment la télévision et les enfants s'endorment.

 

 

L'enfant de lune

Marc Alyn

 

La lune en maraude au cœur des vergers
Grimpait aux pommiers en jupon d'argent ;
Surgirent des chiens rauques, déchaînés :
La lune s'enfuit, laissant un enfant.
 
Il vint avec nous en classe au village,
Tout à fait semblable aux autres garçons
Sauf cette clarté nimbant son visage
Sous le feu de joie de ses cheveux blonds.
 
Il aimait la pluie, les sources, les marbres,
Tout ce qui ruisselle et ce qui reluit ;
Le soir il veillait très tard sous les arbres
Regardant tomber lentement la nuit.
 
La lune en maraude au cœur des vergers
Vint chercher l'enfant un soir gris d'automne :
Vite, il s'envola. J'entends à jamais
Le bruit de son aile amie qui frissonne.

 

 

Les maisons quand vient la nuit
Géo Libbrecht


Les maisons quand vient la nuit
lèvent l’ancre à l’inconnu
des voyages immobiles.

 

Sans le savoir, les dormeurs
sont aux ordres des fantômes :
Capitaine et gens de bord.

 

Tous les feux sont allumés
et l’équipage navigue
vers le rêve et les clochers.

 

Par temps calme ou par tempête,
les maisons, quand vient le jour,
au port sont toujours rentrées.

 

 

 LE PETIT COCHON ET LE LOUP
   Corinne ALBAUT


Est-ce le vent que j'entends souffler
Et qui fait claquer les volets ?
Mais non, c'est le grand méchant loup
Qui vient pour faire un mauvais coup !
Il aime casser les maisons
Et manger les petits cochons.
Tu vas être surpris le loup,
Ma maison restera debout !
Tu peux souffler comme l'ouragan,
Cogner aux murs, montrer les dents,
Tu ne pourras pas l'écraser,
Je l'ai faite en béton armé !

 

 

Rêve-luisant

Simone SCHMITZBERGER

 

C'est le soir
au milieu du noir
un petit rêve s'est
allumé
Je monte chez lui
Et il me garde toute la nuit

 

 

 

 

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