Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #qui suis-je ? catégorie

2010-06-20T12:31:00+02:00

Un singulier mois de juin en Provence !

Publié par joce

1-Lorgues.jpg

Il est un petit coin de Provence

où réside ma famille

Une région si belle, si douce...

Mais ces derniers jours de juin l'ont transformée

dévastée...

Les photos ont été prises par ma nièce

sur la route de Draguignan

au tout début des inondations

Heureusement

Pascale a réussi à s'extraire de ce torrent boueux

        et s'est réfugiée chez des personnes d'une extrême gentillesse

Mais tous n'ont pas eu sa chance !

 

1Lorgues.jpg

 

 

 

La très belle chanson de Jérémy Musiani...

 

Et après les inondations

le retour de l'hiver en juin !

1 P6200002

 

1-P6200004.jpg

 

Mes contes et histoires sur le thème de la Provence :

Un marché de Provence

La maison, le serpent et le garçon

Boucles dorées, boucles brunes

 

 

PIROUETTES ACCUEIL

lavande.gif

Voir les commentaires

2008-10-25T00:00:00+02:00

Quand les enseignants écrivent... pour la littérature jeunesse

Publié par joce

Si vous êtes enseignant,
si vous recevez le magazine La Classe maternelle dans votre école...
Alors vous saurez tout sur moi !
Enfin presque ! (rires)

Dans le numéro de novembre qui vient de paraître,
un dossier est consacré

                   aux enseignants qui écrivent pour la littérature jeunesse.
De beaux portraits d'instits'auteurs :
Catibou, Bénédicte Carboneill (toutes deux Ricochiennes)
et Evelyne Paulevé.

Une petite déception cependant pour ma part...
J'ai retrouvé deux "coquilles" dans mon interview :
Le prix obtenu au concours des Arts Multiples
et mon blog
ont été attribués à ma collègue Bénédicte !
Grrrr !

"La Classe" et "La Classe maternelle"
sont des mensuels que l'on peut acheter
sur le site La Classe.fr
Mais on les trouve également dans le rayon librairie des supermarchés.
Ces magazines proposent des fiches, des pistes pédagogiques aux enseignants.



Nombreux sont les enseignants qui écrivent
ou qui rêvent d'écrire.
Voici quelques noms :

Régine Joséphine
Christophe Miraucourt
Anne Ferrier
Viviane Khourdifi
Et d'autres encore plus célèbres !
                   N'hésitez pas à me donner des noms !





















Illustration Sonia Hivert



Aujourd'hui, c'est le premier jour des vacances.
Enseignants et élèves ont rangé
la classe.
Tous songent à partir vers les rêves ou vers "d'autres ailleurs",
l'espace de quelques jours...
Bonnes vacances à tous !





Partir

Partir !
Aller n'importe où,
vers le ciel
ou vers la mer,
vers la montagne
ou vers la plaine !
Partir !
Aller n'importe où,
vers le travail, vers la beauté
ou vers l'amour !
Mais que ce soit avec une âme pleine
de rêves et de lumières,
avec une âme pleine
de bonté, de force et de pardon !

S'habiller de courage et d'espoir,
et partir,
malgré les matins glacés,
les midis de feu,
les soirs sans étoiles.
Racommoder, s'il le faut,
nos cœurs
comme des voiles trouées,
arrachées
au mat des bateaux.
Mais partir !
Aller n'importe où
Et malgré tout !

Mais accomplir une œuvre !
Que l'œuvre choisie
soit belle,
et qu'on y mette tout son cœur ,
et qu'on lui donne toute sa vie.
(Cécile Chabot)



  Matin d'Octobre 


C'est l'heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.  
A travers la brume automnale  
Tombent les feuilles du jardin.
 
Leur chute est lente. Ou peut les suivre  
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,  
L'érable à sa feuille de sang.
 
Les dernières, les plus rouillées,  
Tombent des branches dépouillées :  
Mais ce n'est pas l'hiver encor.
 
Une blonde lumière arrose  
La nature, et, dans l'air tout rose,
On croirait qu'il neige de l'or.

  (François COPPÉE)










Voir les commentaires

2008-08-25T10:18:00+02:00

Rentrée !

Publié par joce
Illustration de Jack - Danger Ecole

Et hop, c'est parti pour une nouvelle rentrée !
Le compte à rebours commence !
En route vers de nouvelles aventures :
De nouveaux élèves, de nouveaux collègues...
Mais toujours la même école, près de l'Eure.











Anne Bronner



Cet été, je me suis promenée à travers champs
Mais aussi dans les quotidiens locaux...
Non, je ne suis pas célèbre !
C'est juste un amusant concours de circonstances  !

* La Nouvelle République

* Et aussi dans L'
Echo Républicain :
   Merci à Bertrand Massot pour son article !



Voir les commentaires

2008-04-12T09:24:00+02:00

Gourmandises de Chartres

Publié par joce
Willy Planck (Hansel et Gretel)


L'oiseau du Colorado
Robert DESNOS

L'oiseau du Colorado
Mange du miel et des gâteaux
Du chocolat et des mandarines
Des dragées des nougatines
Des framboises des roudoudous
De la glace et du caramel mou.
L'oiseau du Colorado
Boit du champagne et du sirop
Suc de fraise et lait d'autruche
Jus d'ananas glacé en cruche
Sang de pêche et navet
Whisky menthe et café.
L'oiseau du Colorado
Dans un grand lit fait dodo
Puis il s'envole dans les nuages
Pour regarder les images
Et jouer un bon moment
Avec la pluie et le beau temps.



Gourmandise

A. Laponne

 

J'étais allé chez l'épicier
Acheter
Du café, du savon, de l'huile
Ou bien des allumettes.
En passant devant le comptoir
J'ai pu voir
Des caramels et des sucettes,
Peut-être cent, peut-être mille !
Mais alors, je n'ai plus pensé
A ce qu'il fallait acheter
Et j'ai demandé tout bas
Un kilo de chocolat.

A la petite épicerie
Maurice Carême

A la petite épicerie,
On trouve de tout, oui, de tout :
Du sel, des clous, de la vanille,
Du pain de seigle, du saindoux.


A la petite épicerie,
On trouve de tout, oui, de tout.
Et lorsque c'est la jeune fille
Qui vous demande tout à coup :
"Mon bon Monsieur, que voulez-vous ?"


On dirait que le soleil rit
Entre les pommes et les choux,
Dans la petite épicerie
Où l'on a chaque fois envie
De répondre en tendant ses sous :
"Je voudrais de tout, oui, de tout ."

 

 

J'ai trempé mon doigt
René de Obaldia


J'ai trempé mon doigt dans la confiture
Turelure.
Ça sentait les abeilles
Ça sentait les groseilles
Ça sentait le soleil.
J'ai trempé mon doigt dans la confiture
Puis je l'ai sucé,
Comme on suce les joues de bonne grand-maman
Qui n'a plus mal aux dents
Et qui parle de fées ...
Puis je l'ai sucé
Sucé
Mais tellement sucé
Que je l'ai avalé.


Miam miam

Miam miam miam,
Mousse, mousse au chocolat,
Macarons et madeleines,
Mousse, mousse au chocolat,
Miam miam, on aime ça !

Miam miam miam,
Les meringues et le moka,
Sous des montagnes de crème,
Les meringues et le moka,
Miam miam, on aime ça !

Mon cartable
Pierre Gamarra


Mon cartable sent la pomme,
le livre, l'encre, la gomme
et les crayons de couleur.

Mon cartable sent l'orange,
le bison et le nougat,
il sent tout ce que l'on mange
et ce qu'on ne mange pas.

La figue, la mandarine,
Le papier d'argent ou d'or,
et la coquille marine,
les bateaux sortant du port.

Les cow-boys et les noisettes,
la craie et le caramel,
les confettis de la fête,
les billes remplies de ciel.

Les longs cheveux de ma mère
et les joues de mon papa,
les matins dans la lumière,

la rose et le chocolat.

 

 

 

Mariage princier

 Hélène BENAIT

 

Petite Zoé,

Mangeant son dessert

Devant la télé,

Rêvait d'épouser

Un prince du désert,

Un riche héritier.

Mais, se dit Zoé,

Si je l'épousais,

Ce riche héritier,

Ce prince du désert,

Est-ce que j'oserais,

Sans faire de manières,

Manger mon dessert

Assise par terre

Devant la télé ? 

 

 

Le goûter
Maurice Carême


On a dressé la table ronde
Sous la fraîcheur du cerisier.
Le miel fait les tartines blondes,
Un peu de ciel pleut dans le thé.

On oublie de chasser les guêpes
Tant on a le cœur généreux.
Les petits pains ont l'air de cèpes
Egarés sur la nappe bleue.

Dans l'or fondant des primevères,
Le vent joue avec un chevreau ;
Et le jour passe sous les saules,

Grave et lent comme une fermière
Qui porterait, sur son épaule,
Sa cruche pleine de lumière.

 

Mayonnaise

Hélène BENAIT

 

J'ai mis trop de moutarde

Dans la mayonnaise

Et elle s'amuse, la mauvaise,

À faire larmoyer mes tuyaux !

 

J'ai mis trop de sucre

Dans mon yaourt

Et j'ai l'estomac

Qui joue au yo-yo !

 

J'ai avalé les noyaux

Des abricots

Et les voilà qui se mettent

À bégayer dans mes boyaux !

 

Heureusement, voilà Maman.

Effrayée, apitoyée,

Elle se met à me choyer.

Je me sens de mieux en mieux.

Me revoilà tout joyeux !

 

P comme Poulet… aux myosotis

Joëlle Brière

 

Ingrédients :

Se procurer,

un petit poulet tendre

un bouquet de myosotis

une pincée de vent

une cuillerée de miel

un zeste de soleil.

Préparation et dégustation :

Caresser le petit poulet tendre

De la crête au croupion.

Mettre le bouquet de myosotis

dans un vase bleu ciel.

Y ajouter la pincée de vent

et le zeste de soleil.

Sans plus.

Déguster lentement la cuillerée de miel

en regardant le petit poulet tendre

picorer sur la pelouse,

à midi,

pendant que les autres sont à table.

 

 

La mouche et la crème

 Pierre GAMARRA


Une mouche voyant une jatte de crème
S'écria :

_ "Quelle chance ! Ah ! que cela me plait !
Ô délice ! Ô bonheur extrême !
Des œufs frais, du sucre et du lait,
Un tendre arôme de vanille;
rien ne met plus de douceur en mon cœur"
Elle volette, elle frétille,
elle s'approche, elle gambille,
sur le rebord
et c'est alors
que sur la faïence trop lisse,
la mouche glisse
et succombe dans les délices
de cette crème couleur d'or.

 

Parfois, les choses que l'on aime
sont des dangers.
Il n'est pas toujours sûr que l'on puisse nager
dans la meilleure des crèmes.

 

 

Des amies

Marie-Louise COLOZIER

 

Nous sommes les casseroles

Sur un rang tels les oignons,

Notre vie est sage ou folle

Comme l’âme des maisons.

 

Nous laissons sauver le lait,

Nous faisons bouillir la soupe

Pour que les enfantelets

Grandissent. Le pain qu’on coupe

 

Longuement sera trempé

Dans les bols à deux oreilles

Et se fera gratiner

Dans le four où le feu veille.

 

 

Alors commençons

Bernard Friot

Poèmes pressés

 

Alors commençons :

Je t’aime comme si

Et comme ça

 

Salsifis

Et rutabaga

 

Salé poivré

Très épicé

 

Grillé doré

Ou crudité

 

Salade de fruits

Pizza raviolis

 

Ananas et poule au riz

Sans oublier

 

Trois cuillerées

De crème fouettée

 

Ah oui

L’amour me donne

De l’appétit

gateau-b.gif

 

ON LISAIT DES POESIES

André CAIR

 

On lisait des poésies

on a oublié le rôti.

Le rôti est tout brûlé

charbonné

calciné.

 

Nous ne l'avons pas mangé

le rôti tout brûlé

charbonné

calciné.

 

On a mangé un sandwich

du fromage et des radis

en lisant des poésies

 

.

 

Les fruits

André Gide

Il y en a que nous mangerons sur des terrasses,
Devant la mer et devant le soleil couchant.
Il y en a que l'on confit dans de la glace
Sucrée avec un peu de liqueur dedans.

Il y en a que l'on cueille sur les arbres
De jardins réservés, enclos de murs,
Et que l'on mange à l'ombre dans la saison tropicale.

On disposera de petites tables
Les fruits tomberont tout autour de nous
Dès qu'on agitera les branches
Où les mouches engourdies se réveilleront.
Les fruits tombés, on les recueillera dans des jattes
Et leur parfum déjà suffirait à nous charmer ...

Il y en a dont l'écorce tâche les lèvres
Et que l'on ne mange que lorsqu'on a très soif.
Nous les avions trouvés le long des routes sablonneuses,
Ils brillaient à travers le feuillage épineux
Qui déchira nos mains lorsque nous voulûmes les prendre ;
Et notre soif n'en fut pas beaucoup étanchée.

Il y en a dont on ferait des confitures
Rien qu'à les laisser cuire au soleil.
Il y en a dont la chair malgré l'hiver demeure sûre ;
De les avoir mordus les dents sont agacées.
Il y en a dont la chair paraît toujours froide, même l'été.
On les mange accroupi sur des nattes,
Au fond de petits cabarets.
Il y en a dont le souvenir vaut une soif
Dès qu'on ne peut plus les trouver.



 

 

 


Aujourd'hui, pour accompagner,
le conte Hansel et Gretel (Grimm)
Et les poèmes sur le thème de la gourmandise
je vous présente :
        Les spécialités gourmandes de Chartres
* Le Mentchikoff , Cochelin et autres délices...
 ici et
 ou encore !       
                        
Sans oublier La madeleine de Proust
Et le fromage de chèvre de Patrick !
                    
                                 Régalez-vous !...


P.S.Un petit clin d'oeil pour mes collègues :
       (Ils reconnaîtront le pilote !)

        Survol de Chartres et alentours
      
Pour travailler en classe,
sur le thème d'Hansel et Gretel :
 
- Materalbum
- Fiche pédagogique




Illustration de
 Kay Nielsen


lorenzomattotti.jpg
Hänsel & Gretel - Lorenzo Mattoti
Lire l'article de La SOUPE de L'ESPACE







Voir les commentaires

2008-02-23T00:00:00+01:00

Langues d'Oc, Langues d'Oil

Publié par joce

Mary-Witte.jpgVermont Marie Witte


Mon oncle s'en est allé au Pays des Etoiles, voilà peu.
Emportant avec lui la mémoire familiale et mes racines maternelles...

Depuis, j'ai le sentiment de ne plus être une fille du
Sud
mais une
apatride !


Autrefois, maman racontait qu'il était interdit de parler
le Catalan,
dans les écoles du Roussillon, sous peine de sanctions.
La seule langue autorisée était le bon Français
et le "patois" mis à l'index.
Ma mère ressentit alors un sentiment d'injustice, de révolte mais dut se soumettre, comme les autres enfants.
Petits Basques, Bretons et autres écoliers ont connu cette même intolérance...

AppleSlate.gif
    
   C'est pour cette raison que j'écris des histoires dans le magazine pour enfants Rouzig.
    Nos langues régionales font partie de notre patrimoine culturel.
Apprendre aux enfants, dès la maternelle, la langue de leurs ancêtres,
c'est aussi apprendre à accepter les différences et à les considérer comme un enrichissement.


Quelques adresses pour lire, écouter, les contes et les légendes de nos provinces...
Il suffit de cliquer :


* Les contes de Nabar (en Occitan ou en Français)
* Légendes du pays basque
* Les légendes de la Lozère
* Les légendes de Bretagne
* Contes en Occitans
* L'europe des contes
* Contes des Pyrénées, du Boubonnais, du Quercy
* Histoires et légendes de France
* Contes et légendes du Nord


Perpignan

Je suis de Perpignan
Je suis de Perpignan, pays de tramontane
Je suis de Perpignan, j'ai plaisir à le chanter
J'ai les pieds à la mer, le tête à la montagne
J'ai les pieds à la mer et le cœur à rêver
Parfums du romarin dans tout l'or du genêt
Cigale en haut d'un pin chaque jour est férié
Du pied du Castillet s'envole ma chanson
Portant aux anges bleus le cœur du Roussillon

(musica Jordi BARRE -Texte Joan CAYROL)




       
Visiter Le musée de l'éco
le
Pour travailler en classe :
               Chez Doctole, un dossier contes


jessie-willcox-smith.jpeg--cole.jpg




Liste de mes histoires
à lire sur internet


Voir les commentaires

2007-06-19T18:38:33+02:00

Taguée à mon tour !

Publié par Joce
Je suis taguée à mon tour (Monique, Céline)! Une fois n'est pas coutume... Je participe au jeu.
A chaque image, correspond une histoire.


Règlement du jeu :

*La personne taguée doit faire 7 révélations sur sa personnalité, ses goûts, sa vie ou autre.
*La victime doit écrire ces 7 révélations et préciser le règlement du jeu sur son blog ;
* La personne taguée doit à son tour désigner 7 personnes et les énumérer.
* Elle doit laisser un message sur le blog des 7 personnes désignées en leur précisant qu'elles ont été taguées et en les invitant à venir visiter le sien afin de connaître les détails du jeu.


 

1. Je suis née en mai, du signe du taureau.

 


 

2. Et comme tout bon taureau qui se respecte, je suis gourmande...


 

 3. Je suis souvent dans la lune.

 

4. J'aime ma maison et je déteste la quitter !

 


 5.J'aime la compagnie des chats...



6.... Mais je ne suis pas une sorcière pour autant...

 


7. J'habite une région où les moulins sont nombreux.


 


 

 Je passe le relais à Plumette, Anne, Doctole, Simone, Lili, Christian, Patrick !


Voir les commentaires

2006-12-17T10:20:00+01:00

Noël dans mon village

Publié par Joce

 







Cécile Eyen





V
oilà, j’ai eu le plus beau des cadeaux, avant l’heure…

Hier, je suis allée au « pectacle de Noël » (comme disent les enfants) de mon village.

 

Elèves et anciens élèves ont interprété mes « Treize lutins » avec beaucoup de talent ! Ce fut pour moi un grand moment de joie.

 

Je remercie madame le maire et les mamans : Elles ont transformé ma petite histoire en un merveilleux conte, rempli de poésie.

 

 



 

 



 









Mes petits lutins se prénomment :

Alexia, le petit Antoine et le grand Antoine , Manon, Camille, Erwan, Romain, Juliette, Jessie, Marine, Baptiste, Léa, Clara, Aurélie, Marion, Théo et Clémence, Gabriel et Camille...

S’ils passent par ici, je les embrasse !

Merci à Sandrine, ma collègue, pour les photos.

Un petit coucou à Axel, un gentil lutin qui a déménagé, voilà peu de temps. Il est parti pour la lointaine Ukraine.

 

* Un village de Noël à admirer, chez Claude : Les Eaux Vives

* Un autre village (et des contes !) : Joyeux Noël


 

                                        Pirouettes accueil

 

 

 

Voir les commentaires

2006-09-27T06:08:00+02:00

Le journal "La Classe"

Publié par Joce


J'ai écrit au journal "La Classe" afin de faire de la publicité pour le Projet 3 Ricochet où j'ai deux histoires :


    Le petit magicien et le géant

    Titou et le féroce dragon
             
En réponse, Philippe Schwoerer m'a proposé de raconter mon parcours d'instit'auteur... L'objectif de l'interview était de mettre en avant les passions et les activités d'une enseignante.
Suite à cette adresse, si vous souhaitez mieux me connaître...

"L'interview d'une instit'auteur"


       


Voir les commentaires

2006-07-27T11:20:00+02:00

Chartres

Publié par Joce


 







S
i ma famille réside en Provence,

moi, je vis dans une jolie région de la vallée de l'Eure,

à quelques kilomètres de Chartres.

 

Voici justement une histoire qui parle de Chartres:

 

 

Matin de Pâques


 

 * Découvrir le château de Maintenon chez Michka

 * Les bords de l'Eure, à Chartres, chez Patrick

 

*Une vidéo de Chartres

*L'Esprit de l'escalier

*Vidéo de la cathédrale

 

chartres-automne--Jean-Feugereux.jpgJean Feugereux

 

Constant-Duval-Rive-fleurie.jpg

Constant Duval

 

  Lire des légendes de la Beauce et du Perche :

"Le Violoneux de Saint-Brice"

" Le loup gobeur et le renard rusé"

 

 


Une toute petite ville

Jacques Mercier


J'habite loin, loin de Paris

Une toute petite ville.

Pas de métro, pas de taxi,

Elle n'a qu'une rue tranquille.


Nous n'avons pas de tour Eiffel

Mais un clocher à notre église.

Parfois s'installe un carrousel

Près du marchand de friandise.


On trouve aucun pont Mirabeau,

Aucune Arche de la Défense,

Mais un étang et un ruisseau,

Que l'on connaît depuis l'enfance. 

 

 

LE PAYS

Charles-Ferdinand Ramuz

 

C'est un petit pays qui se cache parmi
ses bois et ses collines;
il est paisible, il va sa vie
sans se presser sous ses noyers
il a de beaux vergers et de beaux champs de blé,
des champs de trèfle et de luzerne,
roses et jaunes dans les prés,
par grands carrés mal arrangés;
il monte vers les bois, il s'abandonne aux pentes
vers les vallons étroits où coulent des ruisseaux
et, la nuit, leurs musiques d'eau
sont là comme un autre silence. 

 

 

LES MAISONS

Charles-Ferdinand Ramuz

 

Les vieilles maisons sont toutes voûtées,
elles sont comme des grands-mères
qui se tiennent assises, les mains sur les genoux,
parce qu'elles ont trop travaillé dans leur vie
mais les neuves sont fraîches et jolies
comme des filles à fichus
qui, ayant dansé, vont se reposer
et qui se sont mis une rose au cou.

Le soleil couchant brille dans les vitres,
les fumées montent dévidées
et leurs écheveaux embrouillés
tissent aux branches des noyers
de grandes toiles d'araignées.

Et, pendant la nuit, sur les toits,
l'heure du clocher dont les ressorts crient –
et le poids descend –
s'en va vers les champs
et réveille subitement
toutes les maisons endormies.

 

 

J'aime la Ville
Andrée Chédid

J'aime la Ville
Ni facile
Ni tranquille
Avec son va-et-vient
Que personne ne retient

 

J'aime la Cité
Qu'elle soit mystère
Ou solaire
Avec ses visages
Tous de passage

 

J'aime la Capitale
Ses impasses ses boulevards
Le bonheur d'une fontaine
Les plaisirs du hasard
La beauté de la Seine
Ses arbres sous le brouillard

 

J'aime Paris
Souveraine
Toutes ses vies en mouvement
Toutes ces minutes urbaines
Que disperse le temps

 

J'y chemine
Anonyme
Aussi libre
Que le vent !



RECETTE

EUGENE GUILLEVIC

 

Prenez un toit de vieilles tuiles
Un peu avant midi.
Placez tout à côté
Un tilleul déjà grand
Remué par le vent.
Mettez au-dessus d'eux
Un ciel de bleu, lavé
Par des nuages blancs.
Laissez-les faire.
Regardez-les.





L’embouteillage

Jacques CHARPENTREAU

 

Feu vert Feu vert Feu vert !

Le chemin est ouvert !

Tortues blanches, tortues grises, tortues noires,

Tortues têtues Tintamarre !

Les autos crachotent,

Toussotent, cahotent

Quatre centimètres

Puis toutes s’arrêtent.

 

Feu rouge Feu rouge Feu rouge !

Pas une ne bouge !

Tortues jaunes, tortues beiges, tortues noires,

Tortues têtues Tintamarre !

Hoquettent, s’entêtent,

Quatre millimètres,

Pare-chocs à pare-chocs

Les voitures stoppent.

 

Blanches, grises, vertes, bleues,

Tortues à la queue leu leu,

Jaunes, rouges, beiges, noires,

Tortues têtues Tintamarre !

Bloquées dans vos carapaces

Regardez-moi bien : je passe ! 

 

 

L'automobile

Pierre Gamarra

 

Une jeune automobile

pour la première fois se promenait en ville,

fière de ses fraîches couleurs,

de ses chromes, de son moteur.

_ Ah ! disait-elle à ses sœurs,

_ voyez comme je suis belle !

Je peux filer pareille à l'hirondelle

plus vite que le vent et je peux m'arrêter

au moindre coup de frein.

Je suis, en vérité, la championne de la distance,

de la grâce et de la prestance

et de la rapidité.

Or, sachez que je ne dépense

qu'un peu d'huile et qu'un peu d'essence.

Je glisse sur mes quatre pneus

comme sur un tapis laineux,

franchissant les coteaux, les montagnes, les plaines...

On m'admire partout ; partout, je suis la Reine.

On ne saurait rêver plus splendide cadeau.

Une très vieille torpédo qui sommeillait au garage,

grommela sur son passage :

_ Je n'en disconviens pas. Tout ceci est fort bien,

tu vas, tu viens,

tu vires

mais tu ne servirais de rien

sans un chauffeur pour te conduire.

 

 

Grand standigne

RAYMOND QUENEAU

 

Un jour on démolira
Ces immeubles si modernes
On en cassera les carreaux
De plexiglas et d'ultravitre
On démontera les fourneaux
Construits à polytechnique
On sectionnera les antennes
Collectives de télévision
On dévissera les ascenseurs
On anéantira les vide-ordures
On broiera les chauffoses
On pulvérisera les frigidons
Quand ces immeubles vieilliront
Du poids infini de la vieillesse des choses. 

 

 

Le chantier

Jane DELIGNAC

 

Deux grues,
Ferrailles et contre-poids,
Font le pied de grue,
A l'ombre de mon toit.

Elles attendent les hommes,
Les hommes qui les manœuvrent,
Pour nous faire à pied d'œuvre
Un semblant de chef-d'œuvre.
Soudain, c'est la sirène :
Un autre jour commence,
Avec la vie qu'il ramène
Le calvaire recommence.
Pétarades de moteurs...
Scies, perceuses électriques...
Marteaux piqueurs...
Et engins mécaniques...
Pour les voisins que nous sommes,
Jusqu'en nous les bruits résonnent.
Enfin,
Voici midi qui sonne !
Dans le chantier assoupi,
Ne verrons plus personne
Pour deux heures de répit.

 

 

Dans cette ville

Béatrice Tanaka

 

Dans cette ville, il y a une rue tordue.
Dans cette rue, il y a une maison marron.
Dans cette maison, il y a un petit jardin en coin.
Et dans ce jardin, un magnolia sépia.
Et dans le magnolia, il y a un nid joli.
Dans le nid, il y a un œuf tout neuf;
Et dans l'œuf, il y a un lapin malin.
Qui bondit, atterrit sur ton nez retroussé.


 

 

Merci au dictionnaire

Jean Joubert

 

Merci de m’avoir donné

à l’heure du soleil levant

le mot semailles

et que le mot ainsi reçu,

du grain semé, du grain germé

ait aussitôt jailli

une moisson d’images :

terre rouge des labours,

fourrure verte du printemps,

coquelicots, nielles, bleuets,

barbe blonde de l’épi,

gerbe dorée, angélus,

lourde meule du moulin

et dans la maison d’enfance

l’odeur du feu et du pain.

 

 

Donnez-moi

PHILIPPE SOUPAULT

 

Donnez-moi je vous prie
Vos ciseaux
Vos couteaux
Vos sabots
Vos bateaux
Donnez-moi tout je vous prie
Je rémoule et je scie

Donnez-moi je vous prie
Vos cisailles
Vos tenailles
Vos ferrailles
Vos canailles
Donnez-moi tout je vous prie
Je rémoule et je scie

Donnez-moi je vous prie
Vos fusils
Vos habits
Vos tapis
Vos ennuis
Je rémoule et je fuis.

 


 

Présentation de la Beauce

Charles Péguy

(extrait)

 

Étoile de la mer voici la lourde nef
Où nous ramons tout nus sous vos commandements;
Voici notre détresse et nos désarmements;
Voici le quai du Louvre, et l'écluse, et le bief.

Étoile de la mer voici la lourde nappe
Et la profonde houle et l'océan des blés
Et la mouvante écume et nos degrés comblés,
Voici votre regard sur cette immense chape.

Étoile du matin, inaccessible reine,
Voici que nous marchons vers votre illustre cour,
Et voici le plateau de notre pauvre amour,
Et voici l'océan de notre immense peine.

Deux mille ans de labeur ont fait de cette terre
Un réservoir sans fin pour les âges nouveaux.
Mille ans de votre grâce ont fait de ces travaux
Un reposoir sans fin pour l'âme solitaire. 

 

ble.gif

 

Semailles en Beauce

Emile Zola

 

Jean, ce matin-là, un semoir de toile bleue noué sur le ventre, en tenait la poche ouverte de la main gauche, et, de la main droite, tous les trois pas, il prenait une poignée de blé que d’un geste, à la volée, il jetait. Ses gros souliers trouaient et emportaient la terre grasse, dans le balancement cadencé de son corps.
…Seul, en avant, il marchait, l’air grandi; et derrière, pour enfouir le grain, une herse traînait lentement, attelée de deux chevaux qu’un charretier poussait à longs coups de fouet réguliers, claquant au dessus de leurs oreilles.





 

 

 

Pirouettes accueil


Voir les commentaires

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog