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2006-07-27T11:20:00+02:00

Chartres

Publié par Joce


 







S
i ma famille réside en Provence,

moi, je vis dans une jolie région de la vallée de l'Eure,

à quelques kilomètres de Chartres.

 

Voici justement une histoire qui parle de Chartres:

 

 

Matin de Pâques


 

 * Découvrir le château de Maintenon chez Michka

 * Les bords de l'Eure, à Chartres, chez Patrick

 

*Une vidéo de Chartres

*L'Esprit de l'escalier

*Vidéo de la cathédrale

 

chartres-automne--Jean-Feugereux.jpgJean Feugereux

 

Constant-Duval-Rive-fleurie.jpg

Constant Duval

 

  Lire des légendes de la Beauce et du Perche :

"Le Violoneux de Saint-Brice"

" Le loup gobeur et le renard rusé"

 

 


Une toute petite ville

Jacques Mercier


J'habite loin, loin de Paris

Une toute petite ville.

Pas de métro, pas de taxi,

Elle n'a qu'une rue tranquille.


Nous n'avons pas de tour Eiffel

Mais un clocher à notre église.

Parfois s'installe un carrousel

Près du marchand de friandise.


On trouve aucun pont Mirabeau,

Aucune Arche de la Défense,

Mais un étang et un ruisseau,

Que l'on connaît depuis l'enfance. 

 

 

LE PAYS

Charles-Ferdinand Ramuz

 

C'est un petit pays qui se cache parmi
ses bois et ses collines;
il est paisible, il va sa vie
sans se presser sous ses noyers
il a de beaux vergers et de beaux champs de blé,
des champs de trèfle et de luzerne,
roses et jaunes dans les prés,
par grands carrés mal arrangés;
il monte vers les bois, il s'abandonne aux pentes
vers les vallons étroits où coulent des ruisseaux
et, la nuit, leurs musiques d'eau
sont là comme un autre silence. 

 

 

LES MAISONS

Charles-Ferdinand Ramuz

 

Les vieilles maisons sont toutes voûtées,
elles sont comme des grands-mères
qui se tiennent assises, les mains sur les genoux,
parce qu'elles ont trop travaillé dans leur vie
mais les neuves sont fraîches et jolies
comme des filles à fichus
qui, ayant dansé, vont se reposer
et qui se sont mis une rose au cou.

Le soleil couchant brille dans les vitres,
les fumées montent dévidées
et leurs écheveaux embrouillés
tissent aux branches des noyers
de grandes toiles d'araignées.

Et, pendant la nuit, sur les toits,
l'heure du clocher dont les ressorts crient –
et le poids descend –
s'en va vers les champs
et réveille subitement
toutes les maisons endormies.

 

 

J'aime la Ville
Andrée Chédid

J'aime la Ville
Ni facile
Ni tranquille
Avec son va-et-vient
Que personne ne retient

 

J'aime la Cité
Qu'elle soit mystère
Ou solaire
Avec ses visages
Tous de passage

 

J'aime la Capitale
Ses impasses ses boulevards
Le bonheur d'une fontaine
Les plaisirs du hasard
La beauté de la Seine
Ses arbres sous le brouillard

 

J'aime Paris
Souveraine
Toutes ses vies en mouvement
Toutes ces minutes urbaines
Que disperse le temps

 

J'y chemine
Anonyme
Aussi libre
Que le vent !



RECETTE

EUGENE GUILLEVIC

 

Prenez un toit de vieilles tuiles
Un peu avant midi.
Placez tout à côté
Un tilleul déjà grand
Remué par le vent.
Mettez au-dessus d'eux
Un ciel de bleu, lavé
Par des nuages blancs.
Laissez-les faire.
Regardez-les.





L’embouteillage

Jacques CHARPENTREAU

 

Feu vert Feu vert Feu vert !

Le chemin est ouvert !

Tortues blanches, tortues grises, tortues noires,

Tortues têtues Tintamarre !

Les autos crachotent,

Toussotent, cahotent

Quatre centimètres

Puis toutes s’arrêtent.

 

Feu rouge Feu rouge Feu rouge !

Pas une ne bouge !

Tortues jaunes, tortues beiges, tortues noires,

Tortues têtues Tintamarre !

Hoquettent, s’entêtent,

Quatre millimètres,

Pare-chocs à pare-chocs

Les voitures stoppent.

 

Blanches, grises, vertes, bleues,

Tortues à la queue leu leu,

Jaunes, rouges, beiges, noires,

Tortues têtues Tintamarre !

Bloquées dans vos carapaces

Regardez-moi bien : je passe ! 

 

 

L'automobile

Pierre Gamarra

 

Une jeune automobile

pour la première fois se promenait en ville,

fière de ses fraîches couleurs,

de ses chromes, de son moteur.

_ Ah ! disait-elle à ses sœurs,

_ voyez comme je suis belle !

Je peux filer pareille à l'hirondelle

plus vite que le vent et je peux m'arrêter

au moindre coup de frein.

Je suis, en vérité, la championne de la distance,

de la grâce et de la prestance

et de la rapidité.

Or, sachez que je ne dépense

qu'un peu d'huile et qu'un peu d'essence.

Je glisse sur mes quatre pneus

comme sur un tapis laineux,

franchissant les coteaux, les montagnes, les plaines...

On m'admire partout ; partout, je suis la Reine.

On ne saurait rêver plus splendide cadeau.

Une très vieille torpédo qui sommeillait au garage,

grommela sur son passage :

_ Je n'en disconviens pas. Tout ceci est fort bien,

tu vas, tu viens,

tu vires

mais tu ne servirais de rien

sans un chauffeur pour te conduire.

 

 

Grand standigne

RAYMOND QUENEAU

 

Un jour on démolira
Ces immeubles si modernes
On en cassera les carreaux
De plexiglas et d'ultravitre
On démontera les fourneaux
Construits à polytechnique
On sectionnera les antennes
Collectives de télévision
On dévissera les ascenseurs
On anéantira les vide-ordures
On broiera les chauffoses
On pulvérisera les frigidons
Quand ces immeubles vieilliront
Du poids infini de la vieillesse des choses. 

 

 

Le chantier

Jane DELIGNAC

 

Deux grues,
Ferrailles et contre-poids,
Font le pied de grue,
A l'ombre de mon toit.

Elles attendent les hommes,
Les hommes qui les manœuvrent,
Pour nous faire à pied d'œuvre
Un semblant de chef-d'œuvre.
Soudain, c'est la sirène :
Un autre jour commence,
Avec la vie qu'il ramène
Le calvaire recommence.
Pétarades de moteurs...
Scies, perceuses électriques...
Marteaux piqueurs...
Et engins mécaniques...
Pour les voisins que nous sommes,
Jusqu'en nous les bruits résonnent.
Enfin,
Voici midi qui sonne !
Dans le chantier assoupi,
Ne verrons plus personne
Pour deux heures de répit.

 

 

Dans cette ville

Béatrice Tanaka

 

Dans cette ville, il y a une rue tordue.
Dans cette rue, il y a une maison marron.
Dans cette maison, il y a un petit jardin en coin.
Et dans ce jardin, un magnolia sépia.
Et dans le magnolia, il y a un nid joli.
Dans le nid, il y a un œuf tout neuf;
Et dans l'œuf, il y a un lapin malin.
Qui bondit, atterrit sur ton nez retroussé.


 

 

Merci au dictionnaire

Jean Joubert

 

Merci de m’avoir donné

à l’heure du soleil levant

le mot semailles

et que le mot ainsi reçu,

du grain semé, du grain germé

ait aussitôt jailli

une moisson d’images :

terre rouge des labours,

fourrure verte du printemps,

coquelicots, nielles, bleuets,

barbe blonde de l’épi,

gerbe dorée, angélus,

lourde meule du moulin

et dans la maison d’enfance

l’odeur du feu et du pain.

 

 

Donnez-moi

PHILIPPE SOUPAULT

 

Donnez-moi je vous prie
Vos ciseaux
Vos couteaux
Vos sabots
Vos bateaux
Donnez-moi tout je vous prie
Je rémoule et je scie

Donnez-moi je vous prie
Vos cisailles
Vos tenailles
Vos ferrailles
Vos canailles
Donnez-moi tout je vous prie
Je rémoule et je scie

Donnez-moi je vous prie
Vos fusils
Vos habits
Vos tapis
Vos ennuis
Je rémoule et je fuis.

 


 

Présentation de la Beauce

Charles Péguy

(extrait)

 

Étoile de la mer voici la lourde nef
Où nous ramons tout nus sous vos commandements;
Voici notre détresse et nos désarmements;
Voici le quai du Louvre, et l'écluse, et le bief.

Étoile de la mer voici la lourde nappe
Et la profonde houle et l'océan des blés
Et la mouvante écume et nos degrés comblés,
Voici votre regard sur cette immense chape.

Étoile du matin, inaccessible reine,
Voici que nous marchons vers votre illustre cour,
Et voici le plateau de notre pauvre amour,
Et voici l'océan de notre immense peine.

Deux mille ans de labeur ont fait de cette terre
Un réservoir sans fin pour les âges nouveaux.
Mille ans de votre grâce ont fait de ces travaux
Un reposoir sans fin pour l'âme solitaire. 

 

ble.gif

 

Semailles en Beauce

Emile Zola

 

Jean, ce matin-là, un semoir de toile bleue noué sur le ventre, en tenait la poche ouverte de la main gauche, et, de la main droite, tous les trois pas, il prenait une poignée de blé que d’un geste, à la volée, il jetait. Ses gros souliers trouaient et emportaient la terre grasse, dans le balancement cadencé de son corps.
…Seul, en avant, il marchait, l’air grandi; et derrière, pour enfouir le grain, une herse traînait lentement, attelée de deux chevaux qu’un charretier poussait à longs coups de fouet réguliers, claquant au dessus de leurs oreilles.





 

 

 

Pirouettes accueil


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2006-07-24T13:50:59+02:00

Chers illustrateurs !

Publié par Joce

J'aime travailler avec des illustrateurs.





Imaginer une histoire, la tricoter, la tisser, la peaufiner, m'apporte de grands moments de bonheur. Mais quand cette histoire prend vie et s'anime sous mes yeux... Alors là, c'est l'éblouissement.

Je vous conseille de visiter les différents liens qui conduisent à ces magiciens...

Un petit clin d'oeil à tous pour les remercier.


 

 


 


 









 


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2006-07-23T19:43:00+02:00

Tralalire chez Bayard

Publié par Joce


 

          Nous sommes en juillet 2006

Encore de longs mois à attendre :

Ma première histoire publiée chez Bayard

paraîtra...

                    en juillet 2007 !


Elle s’intitule « Le lutin de la maison qui chante ».

 


Entre l’envoi de mon manuscrit et sa parution en presse,

il se sera écoulé près de trois années.

Le travail d’auteur exige patience et persévérance !

 

  Bridget Strevens donnera vie à mes petits personnages.



 


 

                               

 

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2006-07-21T14:00:40+02:00

Ma première histoire publiée !

Publié par Joce







J'avance à tout petits pas dans le monde de l'édition.

J'ai commencé par être l'une des douze finalistes du concours Flaubert, organisé par le CHU de Rouen et parrainé par Dorothée Piatek.

Les éditions Petit à Petit publieront, en septembre prochain, le recueil de nos textes. Et le fruit des ventes sera versé au profit des enfants hospitalisés au CHU-Hôpitaux.

Mon histoire s'appelle "Le jardin aux étoiles"... Peut-être aurez vous l'occasion de la lire, un jour ?

A ma plus grande joie, Cathy Delanssay l'a illustrée ! Un rêve !

La remise des prix aura lieu le mercredi 11 octobre 2006 à Rouen.

 


 


 


 


 


 


 


 

 


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2006-07-21T13:34:00+02:00

Mes histoires internet

Publié par Joce


 
 

J'ai écris bon nombre de textes (plus d'une quarantaine !) qui sont en ligne, à deux adresses différentes.

Ces histoires ne sont pas destinées aux maisons d'édition. Elles s'adressent aux enfants qui cherchent un peu de lecture et aux enseignants.

 

J'ai noué ainsi des relations virtuelles, de vraies amitiés, au fil du temps. Je reçois souvent du courrier et j'en suis ravie !

 

Catherine Bastère-Rainotti ( Lire & RéCréer ) a été la première à héberger mes histoires. Je vous conseille de lui rendre visite. Elle fait un travail de chef d'orchestre magnifique : elle écrit, dessine...

 

Joëlle LLapasset ( Philagora ) m'a accordé une petite place également sur son site de contes.

 






Et, pour moi, l'aventure a commencé ! 





 

 

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2006-07-21T11:46:00+02:00

Le projet 3 Ricochet

Publié par Joce

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 













Pour découvrir mes histoires, rien de plus simple grâce à la magie de la fée Internet...
 
 

Il suffit de consulter le projet 3 des Ricochiens qui est en ligne, à cette adresse :

 

 


J'ai participé à ce projet  avec deux illustrateurs :

 
 

Pour la première histoire, intitulée Titou et le féroce dragon, j'ai travaillé avec Sandrine Frigout.

Sandrine a dessiné un dragon et un petit fantôme au charme irresistible !

 

Pour Le petit magicien et le géant, Guy Pagé a eu la gentillesse de me concocter des illustrations tendres, proches de l'univers des enfants.

 

 

                          

                           


 

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2005-08-16T22:28:00+02:00

La fée de la rentrée (conte et poèmes pour l'école)

Publié par Joce


«Quand Lili et maman quittèrent la maison, ce matin-là, il faisait frais. Ce n’était pas une journée ordinaire qui commençait.... Aujourd’hui, c’était la rentrée !  
 Pour la première fois,  la petite fille prenait le chemin de l’école, un cartable tout neuf sur le dos. Elle frissonna de froid et de peur aussi.    
 Sa mère la regarda avec tendresse et lui dit :  
  _ Ne soit pas inquiète, ma chérie: tout ira bien.  
 Puis elle ajouta, mystérieuse :  
 _ J’ai un secret à te confier… Je suis une fée et je vais te conduire dans un pays que tu ne connais pas encore : Un royaume où les enfants sont heureux car ils lisent dans des livres magiques… »

Pour lire cette histoire de rentrée, il faut suivre le lien suivant :






Au revoir

Corinne Albaut

 

Au revoir papa, au revoir maman !
Je suis un grand maintenant.
J'ai mes copains et j'ai ma classe,
A l'école, j'ai ma place.
Je fais des tas de choses sans vous
Et je ne vous raconte pas tout,
Mais j'aime bien vous retrouver
A la fin de la journée

 

 

 

Les habits neufs

Corinne Albaut

 

Pour le jour de la rentrée
Maman m'a acheté
Un pantalon rayé,
Un pull tout bariolé,
Une nouvelle ceinture,
Une paire de chaussure.
Planté devant la glace,
Je me regarde en face.
Avec ces cheveux courts
Et ce blouson en velours,
Est-ce vraiment moi
Ce grand garçon là ?
Je ne me reconnais pas !

 

 

Le jour de la rentrée
Gwénaëlle Boulet

D'abord je me HOP HOP du bon pied,
puis je gloup gloup mon petit déjeuner.
Je pschitt bien mes dents
et je smack smack papa, maman.
À l'école je ne oin oin même pas,
mais je bonjour bonjour tout le monde !
Je LALALALALA des chansons en faisant la ronde,
mais je chutttttttt aussi pour écouter la maîtresse.
Tout à coup, dring dring, l'école est terminée.
Je retrouve maman
et je lui smack smack des baisers.
Puis je lui blablablablabla toute ma journée.
Pffff ! C'est fatigant, la rentrée !
Ce soir, c'est sûr, je vais ronpschit ronpschit sans discuter !




La blanche école où je vivrai

 René Guy Cadou

 

La blanche école où je vivrai

N'aura pas de roses rouges 

Mais seulement devant le seuil

Un bouquet d'enfants qui bougent

On entendra sous les fenêtres

Le chant du coq et du roulier;

Un oiseau naîtra de la plume

Tremblante au bord de l'encrier

Tout sera joie! Les têtes blondes

S'allumeront dans le soleil,

Et les enfants feront des rondes

Pour tenter les gamins du ciel.


 

L'école
Maurice Carême


L'école était au bord du monde
L'école était au bord du temps.
Au dedans c'était plein de rondes
Au dehors plein de pigeons blancs.


On y racontait des histoires
Si merveilleuse qu'aujourd'hui
Dès que je commence à y croire
Je ne sais plus bien où j'en suis.


Des fleurs y grimpaient aux fenêtres
Comme on n'en trouve nulle part,
Et dans la cour gonflée de hêtres
Il pleuvait de l'or en miroirs


Sur les tableaux d'un noir profond,
voguaient de grandes majuscules
Oui, de l'aube au soir nous glissions
vers de nouvelles péninsules.


L'école était au bord du monde,
L'école était au bord des temps.
Ah ! Que ne suis-je encor dedans
Pour voir, au dehors les colombes !

 

 

Locataires
Jean-Luc Moreau


J'ai dans mon cartable
(C'est épouvantable !)
Un alligator
Qui s'appelle Hector.


J'ai dans ma valise
(Ca me terrorise !)
Un éléphant blanc
Du nom de Roland.


J'ai dans mon armoire
(Mon Dieu, quelle histoire !)
Un diplodocus
Nommé Spartacus.


Mais pour moi le pire,
C'est sous mon chapeau
D'avoir un vampire
Logé dans ma peau.

 


 

 

L'Avenir

Pierre Gamarra

 

Les platanes de l'école

se recouvrent d'encre bleue

et de réglisse.

Dans la rue, les enfants glissent.

On voit sauter les cartables

le long des trottoirs.

Des alphabets et des fables

se répandent dans le soir.

Des verbes de toute sorte

et des chiffres par milliers

s'échappent des fins cahiers

et courent de porte en porte.

En classe, les rois s'endorment,

même Vercingétorix

referme ses yeux d'onyx.

Jeanne d'Arc ne bouge plus,

Pasteur étouffe un bâillement.

Un chien gémit, des télés

bavardent dans les maisons.

Les enfants balancent

leurs cartables lourds.

Les vieux rois s'endorment,

les enfants sautillent.

L'avenir commence

d'une porte à l'autre.

 

 

A l'école aux quatre vents

Georges Jean

 

A l'école aux quatre vents,
Tu ne vois pas passer le temps.

Quand souffle le vent du Nord,
Il fait froid et tu t'endors.

Quand souffle le vent du Sud,
Ton cœur n'est pas à l'étude.

Quand arrive le vent de l'Est
Tu t'appliques, je l'atteste.

Mais quand vient le vent d'Ouest,
Tu files par le Far West. ...

 

 

Ecolier dans la lune

Alain Boudet

 

A l'école des nuages
On découvre des pays
Où nul n'est jamais parti
Pas même les enfants sages

Le soleil avec la pluie
L'orage avec l'accalmie
La météorologie
Bouscule le temps, les visages
Et les couleurs de ,os cris
Dans la cour de nos éclaircies

Les oiseaux n'ont pas d'histoires
Les arbres n'ont pas d'ennuis
A l'école des nuages
Aucun enfant n'est puni
Les rêves tournent les pages
Aucune leçon ne t'ennuie
C'est l'école des nuages
Elle t'ouvre sur la vie.

 

 

 

La cour de mon école

Jean-Luc Moreau

 

La cour de mon école

Vaut bien, je crois,

La cour de Picrochole,

Le fameux roi :

Elle est pleine de charme

Haute en couleur ;

On y joue aux gendarmes

Et aux voleurs ;

Loin des Gaulois, des Cimbres

Et des Teutons,

On échange des timbres,

A croupetons ;

Des timbres des Antilles,

De Bornéo...

Et puis on joue aux billes

Sous le préau.

Qu'on ait pris la Bastille,

C'est merveilleux,

Mais que le soleil brille,

C'est encore mieux !

Orthographe et problèmes

Sont conjurés.

Ecole, ah ! que je t'aime

A la récré !

 

 

 SANS FAUTE

Jacques PREVERT
 
C'est ma faute
c'est ma faute  
c'est ma très grande faute d'orthographe
voilà comment j'écris
giraffe.
 
J'ai eu tort d'avoir écrit cela autrefois
je n'avais pas à me culpabiliser
je n'avais fait aucune phaute d'ortografe
j'avais simplement écrit giraffe en anglais.

 

 

Le cancre
Jacques Prévert


Il dit non avec la tête
mais il dit oui avec le cœur
il dit oui à ce qu’il aime
il dit non au professeur
il est debout
on le questionne
et tous les problèmes sont posés
soudain le fou rire le prend
et il efface tout
les chiffres et les mots
les dates et les noms
les phrases et les pièges
et malgré les menaces du maître
sous les huées des enfants prodiges
avec des craies de toutes les couleurs
sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur.

 

 

Parfois je rêve…

Erhard Dieil

 

Parfois, je rêve que je suis

Un astronaute.

Je me pose avec ma fusée

sur une planète éloignée.

Quand je raconte

aux enfants de là-bas

que, sur la terre

l’école est obligatoire

et que, chaque soir,

nous avons des devoirs,

ils se tordent de rire.

Alors je décide de rester avec eux,

longtemps… longtemps…

Enfin, jusqu’aux grandes vacances !



 

 

 

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