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2006-08-12T10:37:00+02:00

Elise et le chant des baleines (conte)

Publié par Joce

 

Quand j’étais enfant, bien à l’abri dans ma « cache secrète »,

j’ai fait de bien beaux voyages !

J’ai suivi Ulysse le cœur battant et découvert de lointains rivages.

J’ai côtoyé les pirates et admiré les gigantesques baleines.

 

De ces merveilleuses explorations

il me reste quelques souvenirs…

 

 

Elise et le chant des baleines

 

 

 

  A Lire une autre de mes histoires
    sur ce thème de la mer :






Pour travailler sur ce thème, en classe :

 

* Les baleines.net

* L'eau dans tous ses états (iufm Paris)

* Chez Doctole :

Un dossier sur le thème de la mer, l'été, le port, la pêche

Un dossier sur les poissons

*   Dossier pédagogique de la BNF :

La mer - Terreur et fascination

* Au fil de l'eau (histoires et jeux)

* Chanson - Rencontres Chantantes "La légende du sable"


Des légendes et croyances :


Superstitions et croyances des marins

Légendes bretonnes

D'autres légendes bretonnes (commune de Ploudalmezeau)

Croyances sur le thème de la mer

 

 

"La traversée"

(Roman complet,  écrit par des lycéens)


 

Lire "L'enfant de la mer"

 

 

 

POISSON

Paul Eluard

 

Les poissons, les nageurs, les bateaux
Transforment l'eau.
L'eau est douce et ne bouge
Que pour ce qui la touche.
 
Le poisson avance
Comme un doigt dans un gant,
Le nageur danse lentement
Et la voile respire.
 
Mais l'eau douce bouge
Pour ce qui la touche,
Pour le poisson, pour le nageur, pour le bateau
Qu'elle porte
Et qu'elle emporte

 

 

Liberté

Maurice Carême

 

Prenez du soleil
Dans le creux des mains,
Un peu de soleil
Et partez au loin!
Partez dans le vent,
Suivez votre rêve;
Partez à l'instant,
La jeunesse est brève !
Il est des chemins
Inconnus des hommes,
Il est des chemins
Si aériens !
Ne regrettez pas
Ce que vous quittez.
Regardez, là-bas,
L'horizon briller.
Loin, toujours plus loin,
Partez en chantant !

Le monde appartient
A ceux qui n'ont rien.

 

 

Cécile Chabot

Partir !
Aller n'importe où, vers le ciel ou vers la mer, vers la montagne ou vers la plaine !
Partir !
Aller n'importe où, vers le travail, vers la beauté ou vers l'amour !
Mais que ce soit avec une âme pleine de rêves et de lumières,
avec une âme pleine de bonté, de force et de pardon !
S'habiller de courage et d'espoir, et partir, malgré les matins glacés,
les midis de feu, les soirs sans étoiles, raccommoder,
s'il le faut, nos cœurs comme des voiles trouées, arrachées au mât des bateaux, mais partir !
Aller n'importe où et malgré tout ! ... accomplir une œuvre !
Et que l'œuvre choisie soit belle, et qu'on y mette tout son cœur, et qu'on lui donne toute sa vie.

 

 

Le petit bateau

Elisabeth CHARRA

 

Oh, le joli petit bateau
Qui gentiment s'en va sur l'eau;
Sa voile est comme une aile claire
Qui se déploie au vent, légère,
Pour l'emporter sur les flots bleus.

Oh, le joli petit bateau
Qui se balance, gracieux,
Oh, le joli petit bateau
Qui gentiment s'en va sur l'eau.

 

 

Les bateaux

Bernard Clavel

 

Les bateaux sont des animaux

Qui ne vont jamais en voyage

Ce sont des animaux sauvages

Qui n’aiment pas marcher dans l’eau.

 

Sur les bateaux de sauvetage

On voit fleurir des cerisiers

Quand s’embarquent les menuisiers

Les matelots vont à la nage.

 

La gondole descend la Tamise

Le paquebot vogue au ruisseau

Le batelier sur son chameau

Navigue droit sur la banquise.

 

Me voici parvenu au port

Où jettent l’ancre les navires

Et c’est vous qui devez me dire

Si j’ai raison ou si j’ai tort.

 

 

 

 

UNE ÉTRANGE QUERELLE

JIRI HAVEL

 

Je ne sais plus quand ni comment
Deux poissons un jour de printemps
Se querellèrent sans raison
Depuis ce jour, tous les poissons
Ne dirent plus jamais un mot
Dans la mer et dans les ruisseaux.
La Fête chez les animaux

 

 

Bruit de la mer

Claude Roy

 

Si tu trouves sur la plage
Un très joli coquillage
Compose le numéro
Océan zéro, zéro,
Et l'oreille à l'appareil
La mer te racontera
Dans sa langue des merveilles
Que Papa te traduira.

 

Comme font les enfants

Marie Cossa

 

Comme font les enfants j'ai rapporté des coquillages...

je les ai ramassés sur la longue plage d'où la mer se retirait

un soir de septembre,

le sable était dur que foulaient mes pieds,

où brillaient parfois, mouillés encore

des coquillages et des cailloux...

le ciel était clair et pâle au-dessus de Port-en-Drô...

Bretagne, que je voudrais, ce soir d'octobre

m'en aller vers toi, je sais quelle route là-bas

je suivrais

et soudain ignorant les tristes villas,

les hôtels fermés,

je retrouverais,

- odeur de goémon, douceur âcre

ô toi, bruit de soie, chanson, murmure, plainte –

La mer.

 

 

Mer

Alain Bosquet

 

La mer écrit un poisson bleu,
efface un poisson gris.
La mer écrit un croiseur qui prend feu,
efface un croiseur mal écrit.
Poète plus que les poètes,
musicienne plus que les musiciennes,
elle est mon interprète,
la mer ancienne,
la mer future,
porteuse de pétales,
porteuse de fourrure.
Elle s’installe
au fond de moi
La mer écrit un soleil vert,
efface un soleil mauve.
La mer écrit un soleil entrouvert
sur mille requins qui se sauvent.

 

 

 

Le coquillage

Maurice Fombeure

 

Ronfle coquillage

Où l’on entend tout le bruit de la mer

Vague par vague,

Où l’on entend marcher les petits crabes

Où l’on entend mugir le vent amer.

 

Ronfle, coquillage !

Ah! je revois tous les bateaux de bois,

Les voiles blanches,

Claires, comme un matin de beau dimanche,

Ailes de la joie.

 

Ronfle, coquillage !

En toi je retrouve les beaux jours vivants,

Où les mouettes claquaient au vent

Dans un grand ciel bleu gonflé de nuages,

De nuages blancs, signes du beau temps…

 

Ronfle coquillage !

 

 

 

Il a jeté mon ombre...  

Jacqueline et Claude HELD

 

Il a jeté mon ombre sur la grève

en geste de varech et d'écume de vague.

 

Il a fait courir mon ombre sur la grève

de flaque de ciel en flaque de mer

 

Il a fait chanter mon ombre sur la grève

riant chantant courant chantant

 

Le soleil fou qui jeta passant

son chapeau de paille sur la grève. 

 

 

LA-BAS

JACQUES MADELEINE

 

Là-bas sur la mer
La lune se lève
Dans le lointain clair
Et va, comme un rêve.
La lune se lève...
La lune s'en va...

 

 

La mère s'est retirée

Jacques Charpentreau


La mer s'est retirée,
Qui la ramènera ?
La mer s'est démontée,
Qui la remontera ?
La mer est emportée,
Qui la rapportera ?
La mer est déchaînée,
Qui la rattachera ?

Un enfant qui joue sur la plage
Avec un collier de coquillages.

 

 

 

Îles

 Blaise CENDRARS

 

Îles

Îles

Îles où l'on ne prendra jamais terre

Îles où l'on ne descendra jamais

Îles couvertes de végétations

Îles tapies comme des jaguars

Îles muettes

Îles immobiles

Îles inoubliables et sans nom

Je lance mes chaussures par dessus bord car je

voudrais bien aller jusqu'à vous.

 

 

 

 

La baleine

Jean-Claude BUSCH

 

La baleine dans l'eau

Soulève les bateaux

En faisant le gros dos

 

Du mousse au matelot

Soit malin, soit nigaud,

Chacun craint pour sa peau !

 

Quand on est tout en haut,

On s'écrie: « Oh ! oh ! oh !

Ce poisson, quel morceau ! »

 

 

 

 

Les secrets de la mer

Corinne ALBAUT

 

J'ai trouvé des coquillages

Echoués sur une plage.

Ils m'ont parlé à l'oreille,

Mais ils disent tous pareil,

Bruit des vagues, bruit du vent,

C'est lassant !

J'aurais voulu qu'ils me chantent

Les histoires effrayantes

Des épaves englouties,

Et dans leurs coques endormies,

Des coffrets de pièces d'or,

Des trésors !

 

 

Histoires de pirates

Robert-Louis Stevenson

 

Trois des nôtres à flot balancés dans le pré,
Trois des nôtres dans l'herbe à bord d'un gros panier.
Soufflent dans le printemps les vents qui sont dans l'air,
Les vagues dans le pré sont vagues de la mer.

En étant embarqués, où tenter la conquête,
Guidés par une étoile et bravant la tempête ?
En route pour l'Afrique, installés à la barre,
Pour Babylone, ou Rhode Island, ou Malabar ?

Voici une armada qui nage dans la mer
Bétail sur la prairie tout à fait enragé,

 

Qui charge en mugissant ! Vite il faut nous sauver:
Le perron est le port, le potager la terre.

 

 

LE GALET
Eli Vinet


Je serai roulé par la mer
son jouet jusqu'à l'infini
et poli luisant de lumière
j'étincellerai dans la nuit.

Un enfant jouant sur la plage
m'emportera comme un joujou
Presse-papiers d'écolier sage
je serai pour lui "le caillou"

Mais je reviendrai
dans ses rêves le hanter de sonorités :
chevaux d'écume sur les grèves
des manades hallucinées

Alors je le verrai sourire
dans la lumière du matin
comme sourit un avenir
dans les songes fous d'un gamin.


 

 

LE CRABE

FRANÇOIS DODAT

 

Le toit qu'il a mis sur sa tête
l'équilibre tout juste
quand il marche à grands bras
et traîne à sa taille
un tiroir plein d'outils

 

 

L'huître

Maurice Carême

 

Une huître se mit à marcher.

Je ne sais encore comment

Elle s'y prit si aisément,

Car elle n'avait pas de pied.

Elle alla chez le cordonnier.

Je ne sais encore comment

Il s'y prit si commodément

Pour lui faire de beaux souliers.

Et l'huître partit pour le bal.

Je ne sais encore comment

Elle s'y prit si savamment

Pour danser avec un journal.

Le journal lui parla d'amour.

Je ne sais pas encore comment

Il s'y prit aussi galamment,

Car il venait de Singapour.

Toujours est-il qu'ils se marièrent.

Je ne sais encore comment

Ils s'y prirent pour avoir tant

D'enfants aux yeux couleur de mer.

 

COQUILLAGE

Federico Garcia LORCA

 

On m'a offert un coquillage.


Il y chante
une mer de mappemonde
et l'eau emplit mon cœur
avec ses petits poissons
d'ombre et d'argent.
On m'a offert un coquillage.

 

On m'a offert un coquillage.

 

 

Ver de mer

Madeleine Le Floch


Un poisson connaissait par cœur
Le nom de tous les autres poissons.
Il connaissait les algues, les courants,
Les sédiments, les coquillages.
C'était un érudit.
Il exigeait d'ailleurs qu'on l'appelât « maître » !

Il savait tout de la mer
Mais ignorait tout de l'homme.
Et un jour il se laissa prendre au bout
d'un tout petit hameçon.

 

 

Le pêcheur de crevettes

Maurice Carême

 

Pêcheur de crevettes,
Quel joli métier !
Le ciel sur la tête,
La mer sur les pieds.

 

Etre balancé
Comme escarpolette
Parmi les mouettes
Dites, quel métier !

 

Le filet en fête,
L’écume en collier,
En faire à sa tête
Dans le vent salé,
Quel joli métier !

 


Sans parapluie
Gilles Vigneault


Dans les sirènes d'usine
Dans les klaxons de cinq heures
Dans le crissement des pneus
Dans le fracas continu de la ville
J'entends la mer

Dans les profondeurs du sommeil
Dans les secrets voyages de la nuit
Dans le noir blessé des néons
Je vois la mer

Et près des réverbères perdus
Je me suis appuyé les soirs de pluie
A la rambarde des trottoirs
Sans parapluie

 

 

Ville sur la mer

Ambroglio Lorenzetti

 

De ses tours de ses fenêtres
La ville aux habitants cachés
Regarde.

Le voilier dit :
" bonjour la ville.
Je viens de loin, de près,
D'ailleurs
De nulle part peut-être
Sur la mer sans couleur précise
Et j'apporte avec moi ... "

Mais il ne dit pas quoi.
Trois oliviers s'étonnent.
Et moi aussi.
Le navire a pour nom " Secret ".

De ses tours et de ses fenêtres
La ville aux habitants cachés
Regarde.


 

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Voir les commentaires

commentaires

midolu 07/02/2009 12:50

Une fort belle histoire que celle du chant des baleines ...Et si bien accompagnée par la voix de Jean-Michel Caradec, que je regrette ...Espoir du printemps et nostalgie ...Bisous, Joce

joce 07/02/2009 12:57



Je regrette également la disparition de Jean-Michel Caradec. Il s'est tué non loin de chez nous, près de Rambouillet.
Encore un peu de patience, les vacances approchent pour le Berry, tout comme pour l'Eure et Loir !
Pluie mêlée de neige chez nous.
Bises Midolu. Merci pour ta visite et tes commentaires.



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